Le procès des Khmers rouges sous le feu des critiques

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Le tribunal est miné par des affaires de corruption et de pressions politiques.

Le juge d'instruction allemand, Siegfried Blunk, vient de claquer la porte du tribunal de Phnom Penh chargé de juger les Khmers rouges après avoir été mis en cause par une organisation de défense des droits de l'homme. Human Rights Watch qui craint le classement de deux dossiers controversés concernant cinq cadres khmers rouges, accuse Siegfried Blunk et son homologue You Bunleng, d'avoir cédé aux pressions du gouvernement cambodgien et conclu à la va-vite leurs enquêtes. Cette cinquième démission au sein du tribunal mis en place en 2006 par le Cambodge et l'ONU, ne peut qu'affaiblir une juridiction, mise à mal par des pratiques de pots-de-vin et de plus en plus critiquée comme une sinistre farce.

Acceptée avec réticence par le premier ministre cambodgien Hun Sen, lui-même un officier khmer rouge avant de se retourner contre le régime de Pol Pot, la cour hybride est bancale. Qu'il s'agisse des procureurs, des avocats ou des juges d'instruction, chaque équipe est cen

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