Le procès des Femen renvoyé au 19 février

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RENVOI AU 19 FÉVRIER DU PROCÈS DES FEMEN
RENVOI AU 19 FÉVRIER DU PROCÈS DES FEMEN

PARIS (Reuters) - Le procès de neuf membres du mouvement Femen, poursuivies pour dégradations dans un lieu de culte après leur action menée en février dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, a été renvoyé au 19 février 2014 par le tribunal correctionnel de Paris.

Le tribunal a décidé d'attendre les conclusions de l'enquête menée par le parquet sur les violences dont ont fait état les militantes et les membres du service d'ordre de Notre-Dame lors de l'action survenue à l'occasion du renoncement du pape Benoît XVI et en plein débat sur le mariage homosexuel en France.

Né en Ukraine en 2008 et basé depuis 2012 à Paris, le mouvement Femen, qui se caractérise par des apparitions seins nus, mène régulièrement des actions à l'international pour dénoncer entre autres le sexisme. Ses membres ont multiplié les apparitions cette année en France pour défendre le droit au "mariage pour tous" lors de manifestations d'opposants au texte.

L'audience du 19 février 2014 doit permettre de vérifier "que la violence qu'ont subie les Femen de la part de membres du service d'ordre de l'église Notre-Dame était nettement supérieure à la violence qu'on leur prête dans une éventuelle dégradation qui n'est, à ce stade, pas prouvée", a déclaré l'avocat des Femen, Me Patrick Klugman.

Huit des neuf Femen poursuivies dans cette affaire, dont la chef de file du mouvement féministe Inna Shevchenko, se sont présentées - pour une fois vêtues - à l'audience, couronnes de fleur sur la tête et poing droit brandi à l'entrée du tribunal pour ce premier procès des Femen en France.

"PROVOCATION IDIOTE"

Le 12 février dernier, elles étaient une dizaine à faire irruption à l'intérieur de Notre-Dame de Paris, aux cris de "Pope no more" et "Homophobe, dégage" pour réclamer la fin de la papauté. Elles avaient notamment fait tinter avec des morceaux de bois trois des nouvelles cloches déposées provisoirement sur un socle dans la nef de la cathédrale.

Devant des touristes stupéfaits et scandalisés par l'apparition de femmes nues dans un lieu sacré, les manifestantes avaient été bousculées par le service d'ordre, traînées sur le parvis et parfois frappées à coups de pied.

"Le parquet s'est gardé la possibilité de citer les quatre autres personnes pour la prochaine audience", a précisé Me Klugman, qui a défendu le droit à manifester de ses clientes.

Les Femen n'avaient pas l'intention de blesser les croyants ou de porter atteinte à un lieu de culte, a-t-il ajouté, soulignant le fait que les militantes avaient entouré le bâton de feutrine pour ne pas créer de dommage.

Me Laurent Delvolvé, l'avocat du recteur de Notre-Dame Mgr Jacquin, demande un euro de dommages et intérêts pour préjudice moral et le remboursement du coût des réparations des cloches qui s'élèverait à 7.000 euros.

Le renvoi "offre une période de répit par rapport à leur provocation idiote, inique et qui n'apporte rien à la leur cause, elles ont fait l'unanimité contre elles", a-t-il dit.

Dans un message sur Facebook publié mercredi, le mouvement a promis "que les sorcières aux seins nus continuer(aient) de voler dans les environs et qu'elles prendr(aient) d'assaut les édifices religieux tant que la religion continuera de s'immiscer dans la vie publique et d'imposer sa morale".

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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  • pierry5 le vendredi 13 sept 2013 à 18:10

    Très peu de femmes ont besoin d'être défendue chez les catholique, au contraire elles sont très respectées. Pourquoi elles vont pas faire ça dans des mosquées, là elles auraient une raison valable.

  • python75 le vendredi 13 sept 2013 à 17:50

    Elles y sont allé un peu fort... Mais j'aime bien les Amazones de ce genre...