Le procès Bo tourne au grand déballage

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Les Chinois se passionnent pour « l'affaire du siècle ». La réalité y dépasse la fiction.

Envoyé spécial à Pékin

La bouche en sang, le chef de la police de Chongqing est encore sous le choc du coup de poing en plein visage que vient de lui assener son patron, Bo Xilai, chef du PCC de cette mégapole surnommée la Chicago chinoise. Nous sommes le 29 janvier 2012 et Wang Lijun annonce à l'étoile montante du Parti que sa propre épouse avait assassiné Neil Heywood, un Britannique proche de la famille.

«Wang est un menteur! En vérité je n'ai jamais appris la technique de la boxe chinoise», rétorque Bo, face à son accusateur, admettant à la barre avoir simplement «giflé» son ancien homme de main, grâce à qui il avait nettoyé Chongqing de la pègre, gagnant une popularité nationale et le surnom d'Eliot Ness chinois. Trois jours après cette scène digne d'un polar, Wang s'enfuit au consulat américain de Chengdu pour dévoiler les dérives du système Bo...

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