Le problème démographique plus important que le réchauffement climatique-Sarkozy

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 (Actualisé avec Sarkozy) 
    PARIS, 15 septembre (Reuters) - Nicolas Sarkozy a estimé 
jeudi que le problème démographique était un problème "plus 
important" que le réchauffement climatique, confirmant ainsi 
implicitement des propos qui ont provoqué une polémique 
politique, y compris à droite. 
    L'ancien chef de l'Etat a déclaré cette semaine qu'il 
fallait "être arrogant comme l'homme pour penser que c'est nous 
qui avons changé le climat", selon des propos rapportés par 
l'hebdomadaire Marianne. 
    "Cela fait quatre milliards d'années que le climat change. 
Le Sahara est devenu un désert, ce n'est pas à cause de 
l'industrie", a justifié l'ex-président, toujours selon 
Marianne. 
    Invité de "L'émission politique" sur France 2, il a estimé 
que le changement climatique était "un défi très important". 
    Mais "le premier défi est le problème démographique", a-t-il 
ajouté.  
    "Combien d'habitants vont pouvoir habiter sur la planète ?" 
a-t-il demandé, estimant qu'il fallait résoudre le problème de 
la natalité galopante pour lutter contre le réchauffement. 
    Alain Juppé avait auparavant estimé, en réponse aux 
déclarations de Nicolas Sarkozy sur le climat, que toute 
réfutation du rôle de l'activité humaine dans le réchauffement 
de la planète revenait à "nier une réalité". 
    "Je suis convaincu que (...) bien évidemment l'activité 
humaine porte une lourde part de responsabilité dans la 
production de gaz à effet de serre et donc dans le réchauffement 
climatique", a déclaré le maire de Bordeaux en marge du Salon 
international des productions animales, près de Rennes.  
    "Le nier, c'est nier une réalité", a ajouté Alain Juppé, 
principal rival de Nicolas Sarkozy dans la course à 
l'investiture présidentielle de la droite. 
    La sortie de Nicolas Sarkozy, qui avait lancé en 2007 le 
Grenelle de l'environnement destiné à prendre des mesure en 
faveur du développement durable, a également fait réagir le 
ministre de l'Agriculture, pour qui il s'agit d'une "grave 
erreur". 
    "Au-delà même du fait que c'est un renoncement à ce qui a 
été fait avec le Grenelle quand il était président de la 
République, c'est une grave erreur stratégique", a fustigé 
Stéphane Le Foll, par ailleurs porte-parole du gouvernement.  
    "Il y a une grande mutation qui est en cours, il faut au 
contraire qu'on l'accompagne intelligemment. C'est une colossale 
erreur et ça commence à bien faire", ajouté le ministre, lui 
aussi en déplacement au salon agricole de Rennes. 
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M1461628 il y a 3 mois

    Laissez les juges travailler M.Bismuth , avec Sarkosy plus besoin de juges pour être lavé de toutes accusations et les ministres peuvent rester au gouvernement s'ils sont mis en examen....quel mépris des Français!

  • franck8 il y a 3 mois

    Et quel est son avis sur la théorie de la relativité ? Et où veut-il réduire la population ?