Le prix Nobel de littérature 2012 attribué au Chinois Mo Yan

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LE CHINOIS MO YAN PRIX NOBEL DE LITTÉRATURE
LE CHINOIS MO YAN PRIX NOBEL DE LITTÉRATURE

STOCKHOLM (Reuters) - Le prix Nobel de littérature 2012 a été attribué jeudi au Chinois Mo Yan qui, souligne l'Académie de Suède, "unit avec un réalisme hallucinatoire conte, histoire et contemporain".

Il succède au poète suédois Tomas Transtromer.

Le prix Nobel de littérature est doté de huit millions de couronnes (925.000 euros environ).

"Mo Yan, en associant imagination et réalité, perspective historique et sociale, a créé un univers qui, par sa complexité, rappelle celui d'écrivains tels William Faulkner et Gabriel García Márquez, tout en s'ancrant dans la littérature ancienne chinoise et la tradition populaire du conte", poursuit l'Académie de Suède.

Il figurait cette année parmi les favoris des bookmakers.

Né en 1955 de parents cultivateurs dans la province du Shandong, Mo Yan, de son vrai nom Guan Moye, quitte l'école à douze ans pour travailler dans les champs puis à l'usine.

En 1976, il est recruté par l'Armée populaire de libération, où il se met à étudier la littérature et à écrire ses premiers récits. Une première nouvelle est publiée en 1981 dans une revue littéraire.

Une vingtaine de romans et récits suivront, dont "Touming de hong luobo" (1986, "Le radis de cristal" pour sa traduction en français en 1993), "Hong gaoliang jiazu" (1987, en français "Le clan du sorgho", 1990) et "Fengru feitun" (1996, en français "Beaux seins, belles fesses", 2004), fresque historique qui décrit la Chine du XXe siècle à partir du portrait d'une famille.

Son pseudonyme, Mo Yan, signifie "Celui qui ne parle pas".

Il est également l'auteur de nombreux essais et nouvelles.

"Le clan du sorgho" a été adapté au cinéma par Zhang Yimou en 1987 ("Le sorgho rouge").

"Il a un style unique. Il suffit de lire une demi-page de Mo Yan pour le reconnaître immédiatement", a commenté Peter Englund, qui dirige l'Académie de Suède, à la télévision suédoise.

Mo Yan, a-t-il ajouté, était chez lui avec son père lorsqu'il a appris la nouvelle. "Il a dit qu'il était à la fois fou de joie et terrifié."

Patrick Lannin et Alistair Scrutton; Tangi Salaün et Henri-Pierre André pour le service français

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