Le prix, élément clé pour acheter une nouvelle voiture

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Le secteur des berlines et des monospaces est celui qui souffre le plus de la crise économique actuelle. Losevsky Pavel/shutterstock.com
Le secteur des berlines et des monospaces est celui qui souffre le plus de la crise économique actuelle. Losevsky Pavel/shutterstock.com

(Relaxnews) - Le prix est devenu, de loin, le critère essentiel dans l'achat d'une voiture, selon l'Observatoire Cetelem. Relaxnews a demandé à Flavien Neuvy, son Directeur, si ce choix s'effectue au détriment d'autres éléments importants.

Le prix d'une voiture neuve est aujourd'hui le facteur déterminant à son achat pour 82% des automobilistes, selon le dernier rapport de l'Observatoire Cetelem 2013. Suivent le coût d'utilisation (60%) et la sécurité du véhicule (48%).

Un prix bas sans sacrifier à la sécurité

Le Directeur de l'Observatoire Cetelem, Flavien Neuvy, est formel, le prix est devenu déterminant : "Les Français font des arbitrages, y compris sur les dépenses automobiles. Ils n'ont plus le choix et privilégient des modèles moins chers. En premier critère d'achat, on trouve donc le prix, puis tout ce qui touche au porte-monnaie, à savoir le coût d'utilisation du véhicule."

De fait, des valeurs historiques liées à l'automobile sont en berne, comme le choix de la marque (20%), le plaisir de conduire (11%) ou encore l'image que la voiture donne de soi (3%).

Le pouvoir d'achat est au coeur des préoccupations des Français, or le secteur des transport dans son ensemble représente 14% du budget d'un ménage, soit la deuxième source de dépense, derrière l'immobilier.

Toutefois, les Français ne sont pas prêts à acheter à n'importe quel prix : "Ils ne veulent pas faire de sacrifice sur la sécurité. En revanche, ils sont prêts à faire des concessions sur les équipements électroniques, par exemple."

Il y a deux ans, l'Observatoire Cetelem avait déterminé deux barrières psychologiques, à respectivement 8.000euro(s) et 12.000euro(s).

Vers une bipolarisation du marché

En conséquence les segments A et B (citadines) sont les plus privilégiés (42% du marché européen), au détriment par exemple des berlines ou des monospaces, qui souffrent le plus. C'est un souci pour les constructeurs, qui réalisent leurs plus grosses marges sur ces segments intermédiaires.

Pour Flavien Neuvy, une nouvelle donne apparaît : "Nous assistons à une bipolarisation des marchés, avec un haut de gamme qui se porte bien et du low-cost en plein développement. Mais quel que soit le type de véhicule, c'est au final le rapport qualité/prix qui prime."

L'importance donnée au prix dans l'acte d'achat devrait perdurer, selon lui : "Demain, tout ce qui participera à la baisse des dépenses sera pris en compte par les automobilistes : les systèmes stop & start, l'hybridation, l'allègement des véhicules, etc. Toute l'innovation 'utile', qui permet de réduire les dépenses d'utilisation et de carburant, permettra de vendre plus de voitures."

16,5% des Français ont l?intention d'acheter une voiture dans les deux ans à venir.

L'Observatoire Cetelem 2013 est le fruit d'enquêtes menées par TNS Sofres en mai-juin 2012 en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, en Italie, au Portugal, au Royaume-Uni et en Turquie. Au total, 4.830 individus ont été interrogés (échantillons représentatifs des populations nationales).

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