Le prix du timbre pourrait augmenter de 24% en 5 ans

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La Poste viserait ainsi à compenser la baisse du nombre de lettres envoyées. Mais le successeur de Jean-Paul Bailly, qui a confirmé son départ, pourrait faire d'autres choix stratégiques.

Les temps changent: les emails remplacent de plus en plus les courriers postaux. Résultat, La Poste est privée d'une source de revenus non négligeable. Pour compenser ces pertes, l'entreprise publique prévoit d'augmenter le tarif de ses timbres. Selon un document diffusé en interne, publié par Le Parisien-Aujourd'hui en France ce jeudi, la hausse du prix du timbre dépasserait 1 % de l'inflation en 2014 et 2015 et 3% en 2016, 2017 et 2018. Avec une inflation moyenne de 2 % par an, les tarifs de la Poste s'envoleraient donc de 24 % d'ici à 2018! Après avoir déjà augmenté de 3 centimes en début d'année, le timbre rouge (la lettre prioritaire) vaut aujourd'hui 63 centimes et pourrait donc coûter 78 centimes en 2018...

Baisse de revenus de 6% par an

Une telle flambée des prix permettrait de «compenser aux trois quarts» la baisse des revenus liée à la chute du nombre de courriers envoyés, selon Le Parisien-Aujourd'hui en France. Celle-ci devrait atteindre 6 % par an d'ici 2018, selon Jean-Paul Bailly, le président du groupe sur le départ. «Soit une division par deux en 13 ans» du nombre de plis distribués, selon un document présenté en conseil d'administration. Une baisse qui se traduirait par une perte de chiffre d'affaires de 2,8 milliards d'ici 2018.

Le successeur de Jean-Paul Bailly, qui a officialisé son départ à la tête de l'entreprise publique ce matin, devra donc choisir s'il s'engage ou non dans cette voie d'une sévère hausse des prix. Le «projet stratégique» de l'entreprise est discuté aujourd'hui au conseil d'administration de la Poste.

Pour faire face à l'effondrement irrémédiable de son c½ur de métier, l'ex-administration des PTT est condamnée à réinventer profondément son modèle. Un travail qu'a engagé Jean-Paul Bailly et qui, crise oblige, s'est accéléré depuis 2010. Le futur dirigeant pourrait choisir de privilégier le développement des services bancaires. Si le nom du successeur de Jean-Paul Bailly n'est pas encore connu, plusieurs noms circulent à commencer par celui de l'actuel patron de la banque postale, Philippe Wahl. Une nomination qui ne ferait toutefois pas l'unanimité au sein du groupe.

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  • LeRaleur le jeudi 4 juil 2013 à 16:38

    J'ai encore des timbres rouges d'il y a 10 ans. Il suffit de faire sa réserve.

  • cristo le jeudi 4 juil 2013 à 15:10

    j'écrivais peu...je n'écrirai plus ! Entre mail, sms, mms, fax (si si !) téléphone, virement et paiement éléctronique, factures dématerialisées il va falloir le mettre à 1€.

  • gnapi le jeudi 4 juil 2013 à 14:46

    Il parait qu'on cherche à faire des économies, qu'on aurait promis une trajectoire de retour à 3% ou moins de déficit. Mais je ne sais toujours pas où l'on cherche ...

  • SuRaCtA le jeudi 4 juil 2013 à 12:26

    Et ce dans le meilleur des cas, cad si l'entreprise survit à un perte de 30% de CA...

  • SuRaCtA le jeudi 4 juil 2013 à 12:09

    -30% de CA => environ -30% de dépense dans toutes les boites ou presque (y compris les frais de personel), sauf à la poste...

  • gnapi le jeudi 4 juil 2013 à 11:49

    -32% sur les volumes, ça n'induit pas des dépenses en moisn : traitement et distribution du courrier ?cErtes La Poste sera la première "bénéficiaire" des emplois "d'avenir" ... faut bien les payer !

  • gnapi le jeudi 4 juil 2013 à 11:48

    Bizarrement, avec -30% sur les volumes, les constructeurs automobiles, les vendeurs de vêtements, les promoteurs immobiliers ou même les agents immo, n'envisagent pas des hausses - et encore moins +20% sur les tarifs - de prix.

  • gnapi le jeudi 4 juil 2013 à 11:47

    Une entreprise normale s'ajuste, parfois de force, à son marché.+14% en 5 ans pour compenser au 3/4 les baisses de volume (-32% donc ?) c'est + que l'inflation et pas bon pour le pouvoir d'achat déjà mal en point.