Le prix du poisson s'envole avec les tempêtes à répétition

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Les pêcheurs ne peuvent pas sortir en mer à cause des tempêtes qui s'enchaînent depuis décembre. Les étals se sont vidés, et les prix grimpent.

Depuis le 15 décembre, les tempêtes s'enchaînent sur la côte atlantique. Les conditions sont trop dangereuses, et la plupart des pêcheurs ne peuvent pas sortir des ports. Conséquence sur les marchés: l'offre de poissons s'amenuise, et les prix grimpent. À Saint-Jean-de-Luz, mardi 11 février, le kilo de lotte coûtait 13,90 euros «contre 7 euros à d'autres périodes», rapporte Sud Ouest . En Bretagne, selon Ouest France , ce même poisson s'achète 10 euros le kilo, au lieu de 5 à 6 euros et le lieu jaune 8 euros au lieu de 3!

«Chaque hiver nous apporte sa période d'intempéries, mais ce début 2014 est exceptionnel... Et on ne va pas vers une amélioration les prochains jours», déplore Yves L'Helgoualc'h, responsable CGT des marins-pêcheurs de Concarneau. «Les bateaux de pêche côtière, sont les premiers touchés», précise-t-il. Si quelques gros bateaux, adaptés à la pêche industrielle, peuvent sortir des ports, le vent et la houle empêchent les autres de prendre le large. «Depuis deux mois, l'activité a chuté d'au moins 80 %, voire 100 % pour certains professionnels», affirme Jean-Pierre Coïc, patron pêcheur à Concarneau, contacté par Le Télégramme .

Crainte d'un effondrement du marché

À Royan, la criée est uniquement approvisionnée par les bateaux de plus de 18 mètres, qui restent à l'extérieur du port. Mais ils ne peuvent débarquer leurs marchandises à Royan. Ils se rendent dans un autre port et les poissons sont ramenés à la criée par camion, d'où un surcoût pour les denrées.

La situation devrait s'inverser dès que tous les bateaux pourront de nouveau sortir en mer. Une situation qui effraie un peu plus les professionnels. «Lors de la reprise, tous les bateaux iront pêcher provoquant, à coup sûr, l'effondrement du marché», prévoit Marc Chaduc, pêcheur à Concarneau. «Il existe une caisse de chômage intempéries, qui assure le minimum vital pour le marin et sa famille et paie les cotisations sociales», rappelle Yves L'Helgoualc'h. Un dispositif facultatif qui ne concerne toutefois que les marins-pêcheurs qui y cotisent.

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  • ttini le jeudi 13 fév 2014 à 10:27

    et le prix des volailles plonge

  • gnapi le jeudi 13 fév 2014 à 07:22

    Prix de la lotte/kg : 7 en période d'abondance, 13,90 actuellement. Quand on voit à combien elle est proposée, on s'dit que le marin pécheur qui, dans la chaîne, a le métier le plus risqué et difficile, est le moins rémunéré. Encore un truc bien franchouillard où les intermédiaires se gavent sur le dos du consommateur.