Le prix du pétrole aura chuté de près de 50% en 2014

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LONDRES/NEW YORK, 31 décembre (Reuters) - Le cours du baril de pétrole est brièvement tombé mercredi sous 56 dollars, au plus bas depuis mai 2009, et il se dirige vers sa plus forte chute annuelle depuis 2008, conséquence de la faiblesse de la demande et de la surabondance de l'offre, liée à l'essor du pétrole de schiste aux Etats-Unis et au refus de l'Opep de réduire sa production. Le Brent de mer du Nord LCOc1 a perdu près de la moitié de sa valeur depuis le début de l'année sur fond de guerre de parts de marché entre l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et les autres pays producteurs de brut, comme les Etats-Unis ou la Russie. Mercredi le cours du baril a connu une nouvelle glissade après la publication d'un indicateur montrant que l'activité dans le secteur manufacturier chinois s'était contractée en décembre pour la première fois en sept mois en raison d'une baisse des prises de commandes ID:nL6N0TW14T . L'annonce d'une baisse plus marquée qu'attendu des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière n'a pas suffi à interrompre le mouvement baissier. "C'est la dernière séance de l'année et le Brent est encore à de nouveaux plus bas", commente Tony Machacek, courtier en pétrole chez Jefferies Bache, à Londres, ajoutant ne voir aucune raison pour que la tendance baissière ne se poursuive pas l'an prochain. Vers 17h35 GMT, le Brent de mer du Nord était en repli de 2,19% à 56,63 dollars, après être tombé à 55,81 dollars. Le brut léger américain CLc1 reculait pour sa part de 2,48% à 52,78 dollars. L'OPEP INCAPABLE DE S'ACCORDER POUR SOUTENIR LES COURS Sur l'année, la chute du Brent approche 49%, la plus marquée depuis 2008, année marquée par un effondrement de la demande mondiale lié à la crise financière. A l'époque, les pays de l'Opep étaient parvenus à enrayer la baisse en réduisant leur production. Mais ils ont été incapables de se mettre d'accord sur une initiative comparable cette année: la réunion du 27 novembre à Vienne s'est conclue par un statu quo sur leur production, malgré une révision à la baisse de leur propre estimation de la demande mondiale de pétrole pour 2015. ID:nL6N0TU3BH . L'organisation juge que le recul des cours pétroliers est un phénomène temporaire et que toute réduction des quotas d'extraction de brut du cartel entraînerait une hausse des parts de marché des pays non-Opep. Parmi ces derniers, les producteurs de pétrole de schiste, Etats-Unis en tête, ont besoin d'un baril à 100 dollars pour assurer la rentabilité de leur production. ID:nL6N0U2282 ID:nL6N0TH20W . Si l'instabilité politique et les combats en Libye ont permis de réduire en décembre la production de l'Opep, l'offre ne cesse de croître sur un marché mondial saturé. ID:nL6N0UE2L9 Le gouvernement américain a en outre ouvert un nouveau front sur le marché mondial mardi en autorisant l'exportation du brut ultra-léger, ou condensat, rompant ainsi avec un embargo de 40 ans et ouvrant les vannes à un million de barils par jour (bpj) supplémentaires susceptibles de se déverser sur marché. ID:nL6N0UF0TZ "Nous nous attendons à une augmentation progressive, mais lente des exportations de condensat au cours de l'an prochain" écrivent les analystes de JBC Energy dans un rapport. (Alex Lawler et Samantha Sunne,; Claude Chendjou pour le service français, édité par Marc Angrand)


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