Le prix du gaz risque d'augmenter cet été

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Le gouvernement doit trancher avant le 1er juillet. Les tarifs seront ensuite un thème central du débat sur l'énergie qui s'ouvre à l'automne.

Les législatives occultent encore le dossier sensible des prix du gaz, mais cela ne devrait pas durer très longtemps. Le 1er juillet au plus tard, le gouvernement devra en effet fixer les tarifs réglementés de cette énergie, en vertu du système de révision trimestrielle qui prévaut depuis plusieurs années.

Après le second tour de scrutin, et si bien sûr la gauche en sort majoritaire, la ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, Nicole Bricq, disposera de deux semaines à peine pour se prononcer. Il s'agira de la première décision de poids pour celle qui est désormais en charge de la gestion tarifaire de l'énergie.

En l'état, la loi impose que les coûts d'approvisionnement de GDF Suez soient intégralement répercutés dans les prix au consommateur. Mais le gouvernement Fillon avait récemment choisi de passer outre. Au 1er janvier, les tarifs ont été réévalués de 4,4 %, quand ils auraient dû bondir de 10 %.

Au 1er avril, ils ont été carrément gelés. Ces décisions, justifiées au nom du pouvoir d'achat des ménages, ont d'ailleurs amené GDF Suez à engager une procé­dure, toujours en cours, devant le Conseil d'État.

Tarif en fonction de la consommation

Pour le 1er juillet prochain, l'application de la formule devrait conduire à une hausse pouvant aller jusqu'à 5%. Certes, les cours du pétrole, sur lesquels sont indexés les prix du gaz, sont en net repli, mais ce recul ne s'est accéléré qu'à la toute fin de la période de référence (en l'occurrence du 1er décembre au 31 mai) du calcul des tarifs. En outre, la révision du 1er juillet recouvre traditionnellement - mais il faut que le ministre en charge le confirme par arrêté - la part du tarif de distribution dans le tarif réglementé. Pour 2012, cette part augmente de 2%.

«Certes, le gouvernement peut une nouvelle fois opter pour un gel, mais il est toujours plus facile de faire passer une hausse avant l'été qu'à la rentrée ou pendant l'hiver, la saison de chauffe par excellence», commente un spécialiste du secteur.

L'échéance du 1er juillet ne sera en fait qu'un avant-goût des débats qui s'annoncent dans le domaine de l'énergie. Avant l'été, Nicole Bricq pourrait en effet réunir les principaux acteurs du secteur dans la perspective du grand débat national sur l'énergie qui s'ouvrira à l'automne. Cette concertation vise à élaborer les contours d'une loi de programmation prévue pour le printemps de 2013.

Les thèmes de réflexion sont nombreux: diminution de la part du nucléaire, soutien aux énergies renouvelables, généralisation ou non du compteur électrique «intelligent»... Mais, à nouveau, la question des tarifs sera centrale. Pendant la campagne présidentielle, François Hollande s'est prononcé pour l'adoption d'une tarification progressive du gaz et de l'électricité, en fonction de la consommation.

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  • titi18 le lundi 11 juin 2012 à 13:28

    Il est nécessaire que les energies augmentent de manière importante pour nous obliger à mieux isoler nos habitations. C'est dans l'intérêt général. En plus une maison/appartement mieux isolée est infiniment plus confortable. On peut même se passer presque en totalité du chauffage. Les techniques existent aujourd'hui mais pas assez rentable pour investir sauf si les énergies augmentent significativement.

  • psdi le lundi 11 juin 2012 à 12:40

    Je croyais pour une bonne part que le prix du gaz était indexé sur le cout du pétrole. Encore une fois cette énergie, comme celle du pétrole évolue trop vite depuis quelques années.

  • M6860185 le lundi 11 juin 2012 à 11:33

    il faut réduire la consommation énergétique et pour cela accroitre tous les prix des énergies (gaz, élec, essence) quitte à subventionner les investissements qui l'économisent.

  • bordo le lundi 11 juin 2012 à 10:40

    Je ne comprends pas... Ne suffit-il pas de bloquer les prix ?

  • mnomnomn le lundi 11 juin 2012 à 09:38

    PAS DE CHANGEMENT EN PERSPECTIVE NOUS ALLONS PAYER A LA HAUSSE UNE ENERGIE DONT LES PRIX NE FONT QUE DE BAISSER SI NOUS SUIVONS LES COURS DU GAZ NATUREL...TOUS DES VOYOUS !