Le prix de l'essence bat encore des records

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Le litre de sans plomb 95 vaut en moyenne 1,5492 euro, du jamais vu. La ministre de l'Économie Christine Lagarde a demandé un rapport sur la répercussion à la pompe de la récente dégringolade des cours du baril.

Les semaines se suivent et se ressemblent pour les automobilistes qui ne peuvent que constater la montée du prix de l'essence dans leurs stations-service. La semaine dernière, le prix du litre de super sans plomb 95 a ainsi atteint 1,5492 euro d'après une moyenne calculée par la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) sur l'ensemble du territoire. Le sans plomb 95 bat ainsi son propre record de 1,5469 TTC, établi la semaine précédente. De son côté, le sans plomb 98 inscrit également un record historique à 1,5861 euro le litre contre 1,5849 euro la semaine achevée le 29 avril.

Seul le gazole s'affiche à la baisse. Pour la troisième semaine consécutive, son prix a reculé à 1,3453 euro le litre en moyenne, loin de son record de mai 2008 à 1,4541 euro.

Les prix à la pompe varient cependant fortement d'une ville à l'autre. D'après le site carbeo.com, certains pompistes imposent déjà des prix proches des 2 euros avancés par le patron de Total, Christophe de Margerie. C'est notamment le cas de deux stations-service dans le 16e arrondissement de Paris et aux Lilas (enSeine-Saint-Denis), qui vendent le litre de sans-plomb 98 au prix de 1,89 euro.

Christine Lagarde attend un rapport

Les cours du pétrole ont pourtant dégringolé sur les marchés, en raison d'une crainte sur la robustesse de l'économie américaine. Les cours du baril de brut léger américain pour échéance en juin ont fini vendredi dernier en repli sur le New York Mercantile Exchange, à 97,18 dollars, en baisse de 2,62 dollars. Sur la semaine, le WTI a perdu 16,75 dollars soit environ 15%, sa plus forte baisse hebdomadaire en pourcentage depuis la semaine au 19 décembre 2008 quand les prix avaient dégringolé de 26,8%. Exprimée en dollar, la chute est la plus forte depuis que les cotations ont commencé sur le Nymex en 1983.

Le mouvement avait été identique à Londres où les cours du Brent à même échéance ont fini vendredi à 109,13 dollars le baril (-1,51%). Sur la semaine, les cours du Brent ont reculé de 13,3% ou 16,76 dollars le baril, leur dépréciation en devises la plus nette jamais enregistrée.

«Les pétroliers et les distributeurs ont pris l'engagement de répercuter immédiatement à la pompe toute baisse du prix des hydrocarbures», a rappelé la ministre de l'Économie Christine Lagarde ce lundi. «J'ai demandé à la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes de me faire un rapport en début de semaine prochaine et d'être extrêmement attentive à l'évolution des prix», a-t-elle prévenu.

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