Le «printemps» couve toujours à Bahreïn

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La révolte de la majorité chiite il y a un an n'a pas porté les fruits escomptés, et menace de se radicaliser.

Debout sous les portraits du martyr Ali, une cinquantaine d'hommes vêtus de noir recevaient ce soir-là les condoléances des villageois chiites d'al-Daï. Moustapha, 37 ans, et Abbas, 25 ans, étaient morts la veille. Le premier tué par la police, après avoir été interpellé au volant de sa voiture, le second mort des suites de coups de feu reçus il y a deux mois. Leurs proches assurent qu'ils ont été torturés. À deux pas du centre financier de Manama, la capitale, la colère couve dans cette localité déshéritée, qui a perdu six de ses fils en un an de révolte.

«Je veux la chute de Hamad (la famille régnante sunnite de Bahreïn, NDLR)», s'écrie Aoura, la belle-s½ur d'Abbas, debout dans le couloir de sa maison. Quelques heures auparavant, profitant de l'absence des hommes partis aux funérailles d'Abbas, une quinzaine de policiers ont pénétré de force chez elle, diffusant des gaz lacrymogènes après avoir brisé la porte d'entrée. «On a vu la mort en face,

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