Le Printemps à son tour visé sur le travail nocturne

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LE PRINTEMPS HAUSSMANN À SON TOUR ASSIGNÉ EN JUSTICE À PROPOS DU TRAVAIL NOCTURNE
LE PRINTEMPS HAUSSMANN À SON TOUR ASSIGNÉ EN JUSTICE À PROPOS DU TRAVAIL NOCTURNE

PARIS (Reuters) - L'intersyndicale du commerce de Paris, associée aux syndicats du Printemps, a annoncé mardi avoir assigné en justice le Printemps Haussmann pour non-respect des règles sur le travail nocturne.

L'intersyndicale Clic-P, qui mène une offensive contre le travail de nuit et du dimanche, a déjà obtenu la fermeture à 21 heures de la parfumerie Sephora (groupe LVMH) des Champs-Elysées.

Les ouvertures nocturnes sont, selon le syndicat, "contraires aux critères légaux justifiant le recours au travail de nuit et aux récentes décisions de justice indiquant que ni le chiffre d'affaires ni la concurrence ne peuvent justifier le recours au travail de nuit".

La loi stipule que le recours au travail de nuit, après 21h, doit être justifié par la nécessité d'assurer la continuité de l'activité économique ou des services d'utilité sociale, plaide le Clic-P.

Pour leur part, les syndicats CFDT, CGT, UGICT-CGT et SAPP du grand magasin ont fait savoir que le travail de certains salariés après 21 heures ne faisait l'objet d'aucune compensation financière.

"Certaines marques accordent des majorations, d'autres pas. Les salariés directement employés par le Printemps n'ont quant à eux jamais eu de compensation", a précisé à Reuters Bernard Demarcq, porte-parole de l'intersyndicale du grand magasin.

Interrogé, Le Printemps n'a fait aucun commentaire. Son navire amiral du boulevard Haussmann ouvre jusqu'à 22 heures le jeudi.

Une audience devant le juge des référé du tribunal de grande instance de Paris est prévue le 23 janvier.

Le Clic-P avait fait savoir qu'il demanderait à l'ensemble des enseignes - essentiellement parisiennes - ouvrant le dimanche ou après 21h de se conformer à la législation.

Il s'est d'abord attaqué aux supérettes parisiennes ouvertes le dimanche, puis a élargi son offensive à de prestigieuses enseignes souhaitant recevoir du public tard le soir. Le BHV et les Galeries Lafayette du boulevard Haussmann ont dû ainsi renoncer à leurs nocturnes en 2012.

Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot

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  • jfvl le mardi 7 jan 2014 à 18:04

    Vous oubliez un détail à chaque condamnation obtenue, c'est le syndicat qui encaisse. Lancer une procédure ou comment faire de l'argent facilement sur le dos des travailleurs

  • faites_c le mardi 7 jan 2014 à 15:45

    "Le Printemps Haussmann, navire amiral du groupe de grands magasins, ouvre jusqu'à 22 heures le jeudi." Jusqu'à 22:00!!! Mon dieu les pauvres salariés qui sont obligés de travailler 1 h après 21:00!! Ah oui, j'oubliais l'intersyndicale n'est pas là pour défendre les salariés dont elle n'a rien à faire qu'ils finissent au chômage mais uniquement pour faire appliquer un texte qui est obsolète comme 90% de notre code du travail!