Le principal syndicat de magistrats critique le bilan de Sarkozy

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L'UNION SYNDICALE DES MAGISTRATS DRESSE UN BILAN SÉVÈRE DE L'ACTION DE NICOLAS SARKOZY
L'UNION SYNDICALE DES MAGISTRATS DRESSE UN BILAN SÉVÈRE DE L'ACTION DE NICOLAS SARKOZY

PARIS (Reuters) - Le principal syndicat de magistrats français a publié jeudi un bilan sévère de l'action de Nicolas Sarkozy intitulé "les heures sombres", où il estime que le pouvoir a tenté de placer sous ses ordres la magistrature tout en multipliant les lois inutiles.

L'Union syndicale des magistrats (USM) entend diffuser sur les réseaux sociaux son bilan en sept points, évoquant des pressions sur la magistrature, des lois visant à ses yeux à restreindre le pouvoir d'appréciation des juges, des réformes pénales selon elle "mal ficelées" et sans cesse modifiées. Elle critique aussi la réforme de la carte judiciaire et juge que les ressources humaines ont été gérées de manière "désastreuse".

Concernant le cas du procureur de Nanterre (Hauts-de-Seine) Philippe Courroye, accusé d'avoir tenté de mettre sous l'éteignoir l'enquête visant l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, l'USM y voit l'expression de "méthodes éprouvées de verrouillage de l'action publique dans les dossiers sensibles".

"Elles ont été pour la première fois doublées d'une action délibérée et parfaitement organisée de mise au pas de l'ensemble du corps des 'parquetiers'", écrit le syndicat.

Ce dernier estime que les poursuites disciplinaires ont été instrumentalisées par le pouvoir pour s'en prendre à des juges considérés comme gênants pour le pouvoir.

Le syndicat relève par ailleurs une contradiction à ses yeux majeure entre la loi imposant des peines-plancher pour les délinquants récidivistes et celle ayant fait passer d'un à deux ans le seuil en dessous duquel une peine de prison ferme est forcément aménagée et donc non exécutée en cellule.

Il critique la restriction de l'accès des juges aux affaires d'Etat par l'extension du secret-défense, l'introduction de jurés populaires dans les tribunaux correctionnels qui est selon lui une "défiance assumée" vis-à-vis des magistrats.

Selon Christophe Régnard, président de ce syndicat qui s'est heurté très fréquemment à Nicolas Sarkozy et son gouvernement, il ne s'agit pas de donner de consigne de vote mais "de dire que le bilan est mauvais est que l'action pour redresser la situation sera très importante".

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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  • jfvl le jeudi 12 avr 2012 à 14:44

    Ces réformes sont sans doute criticables mais si les juges avaient été à la hauteur elles n'auraient pas été mises en place. Que les magistrats moralisateurs balayent d'abord devant leur porte et s'occupent de justice et d'appliquer les textes au lieu de nous faire part de leurs opinions politiques.

  • bordo le jeudi 12 avr 2012 à 13:55

    Moi j'adore g.joly1. Non c'est vrai, c'est un monde vachement chouette dans lequel vit cet internaute. Tout y est simple : les gens de gauche sont gentils et honnêtes les gens de droite, méchants, malhonnêtes et agresseurs de pauvres femmes de chambre. Les patrons sont des profiteurs et ne doivent pas donner leur avis. Les syndicats oui. Alors quand je lis qu'un syndicat de magistrats décrit des faits sans les interpréter, là je dis bravo ! C'est mieux que Disney

  • M2280901 le jeudi 12 avr 2012 à 13:22

    la magistrature vote à gauche comme les profs , rien de nouveau

  • deforge3 le jeudi 12 avr 2012 à 13:06

    triste verité pour le pays des droits de l'homme

  • bordo le jeudi 12 avr 2012 à 13:02

    Attention, c'est un syndicat, ils ne peuvent pas émettre une opinion politique et c'est M. Hollande qui le dit.