Le principal syndicat de Boeing se rapproche d'une grève

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RISQUE D'UNE GRÈVE PROCHAINE CHEZ BOEING
RISQUE D'UNE GRÈVE PROCHAINE CHEZ BOEING

(Reuters) - Les ingénieurs et techniciens de Boeing ont rejeté mercredi soir les dernières propositions de la direction de l'avionneur pour le renouvellement de deux conventions salariales qui arrivent à expiration dimanche.

Le syndicat SPEEA (Society of Professional Engineering Employees in Aerospace) estime que la nouvelle offre, sur quatre ans, équivaut toujours à une baisse des salaires et prestations des 23.000 membres concernés et n'hésite plus à parler de grève.

"Nous nous rapprochons d'un préavis de grève", a déclaré le directeur général du SPEEA, Ray Goforth.

Boeing fait valoir que son offre a été grandement améliorée mais assure ne pas pouvoir aller plus loin compte tenu de la concurrence d'Airbus et de la situation financière difficile des compagnies aériennes.

"Il faudra bouger des deux côtés" pour parvenir à un accord, a dit Doug Alder, porte-parole de Boeing. "Et nous avons beaucoup bougé."

Les conventions en vigueur ont expiré le 6 octobre et une prolongation de 60 jours prend fin dimanche. A ce stade, une clause qui empêchait le syndicat d'organiser une grève n'a plus cours.

Les deux parties se sont retrouvées mercredi à Seattle, où la plupart des membres du SPEEA travaillent et une nouvelle rencontre est prévue la semaine prochaine.

"Tant que durent les négociations, le travail continue normalement", a relevé Doug Adler, en notant que le syndicat n'avait pas déposé de préavis de grève.

La nouvelle offre de Boeing prévoit pour les ingénieurs des revalorisations salariales de 4,5% pendant la première et la troisième années de la convention, et de 4% les deux autres années. L'offre initiale prévoyait une hausse annuelle de 3,5%.

Pour les techniciens, la revalorisation serait de 3,5% la première et la troisième années, et de 3% les deux autres, là aussi davantage que dans les propositions initiales qui avaient été massivement rejetées début octobre.

Le SPEEA estime que la bonne santé financière de l'entreprise et ses 4.000 commandes en carnet lui permettent d'accorder davantage à ses salariés, surtout au vu des rémunérations dont bénéficient ses dirigeants.

Les négociations reprennent mardi prochain.

Alwyn Scott, Véronique Tison pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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