Le principal parti d'opposition chiite suspendu à Bahreïn

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MANAMA, 28 octobre (Reuters) - Le Wefaq, principale composante de l'opposition chiite bahreïnie, a été interdit d'activité pendant trois mois mardi par la justice, à quelques semaines des élections législatives que le mouvement a d'ores et déjà décidé de boycotter. Cette décision intervient alors qu'un recours a été introduit par le gouvernement en juillet dernier, accusant le mouvement politique de violer la loi sur les associations politiques. Le Wefaq, qui a fait savoir il y a deux semaines qu'il ne participerait pas aux élections législatives du 22 novembre, juge les pouvoirs du parlement insuffisants et le découpage électoral trop favorable à la minorité sunnite. Dans un communiqué en anglais publié après sa suspension, il dénonce une décision "irrationnelle et irresponsable" et accuse le gouvernement de vouloir "détruire la vie politique et sociale en empêchant les gens de s'exprimer". Les autorités de Bahreïn n'ont pour l'instant pas commenté cette décision. Depuis février 2011, la majorité chiite du royaume dénonce les inégalités dont elle s'estime victime notamment sur le marché de l'emploi, des accusations que le gouvernement dément. (Sylvia Westall; Clémence Apetogbor pour le service français)

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