Le " pricing power" est sorti renforcé de la crise, selon Delubac AM

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(NEWSManagers.com) - " Je préfère être actionnaire de Vinci plutôt que client" . C' est ainsi que Gérard Moulin, gérant des fonds Delubac Exceptions Europe et Delubac Exceptions, des fonds axés sur ces entreprises qui ont la capacité d' imposer leurs prix, illustre sa philosophie d' investissement. Cette gestion dite de " pricing-power" , lancée en 2004, " a non seulement résisté à la crise post-Lehman, mais en est sortie renforcée" , estime le gérant. En effet, selon lui, le discours des entreprises est de plus en plus axé sur l' infidélité grandissante des consommateurs, sur une concurrence exacerbée et sur la guerre des prix. La stratégie a en outre trouvé fin février un soutien inattendu en la personne de Warren Buffett, qui a notamment déclaré qu' il évaluait les entreprises sur leur capacité à augmenter leurs prix et parfois ne regardait même pas le management.
Enfin, Gérard Moulin souligne que dans un contexte d' inflation des coûts, miser sur les entreprises capables de faire passer les hausses de prix est un bon moyen de se protéger. Même si le gérant de Delubac AM discerne sur le long terme une tendance à la déflation sectorielle. " Faute d' avoir gardé un rapport de force favorable par rapport aux consommateurs, certains secteurs ont depuis plusieurs années déjà basculé dans la déflation comme l' industrie pharmaceutique" , détaille Gérard Moulin. D' ailleurs, par construction, son fonds évite un certain nombre de secteurs comme la banque, la grande distribution, l' aérien, l' hôtellerie, l' automobile, les opérateurs télécoms, les produits bruns, l' industrie lourde, les pétrolières intégrées et donc la pharmacie. En revanche, ses critères le poussent à être présent dans les concessions, les opérateurs satellites, l' énergie renouvelable, les spécialistes de la santé, le luxe, les services spécialisés, les hautes technologies, les marques établies, les champions industriels et l' agroalimentaire.
Aujourd' hui, Delubac Asset Management (445 millions d' euros d' encours à fin décembre 2010) préfère mettre en avant son fonds Delubac Exceptions Europe, qui bien que lancé après le fonds monde affiche un encours supérieur : 20,5 millions d' euros contre 8,8 millions pour Delubac Exceptions. " Cela s' explique par le fait que les investisseurs privilégient les fonds actions européennes par rapport aux fonds monde" , indique Gérard Moulin.


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