Le président yéménite tend la main aux rebelles houthis

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(Actualisé avec communiqué de la présidence, Département d'Etat américain) SANAA, 21 janvier (Reuters) - Le président yéménite Abd-Rabbou Mansour Hadi s'est dit prêt à répondre aux exigences des rebelles houthis en matière de réforme constitutionnelle et de partage du pouvoir, mercredi, en reconnaissant au mouvement chiite le droit d'occuper des postes dans toutes les institutions de l'Etat. Dans un communiqué publié après la défaite infligée à sa garde présidentielle par les miliciens houthis, qui contrôlent la capitale, Sanaa, et une grande partie du pays, Abd-Rabbou Mansour Hadi a assuré que le projet de Constitution à l'origine des derniers combats pouvait être modifié. Il a ajouté dans son communiqué que les dirigeants houthis avaient accepté de retirer leurs combattants des abords du palais présidentiel et de relâcher un de ses conseillers qu'ils ont capturé. Abd-Rabbou Mansour Hadi, qui a rencontré dans la journée un haut représentant des Houthis, n'est nullement assigné à résidence bien que son palais soit désormais gardé par les miliciens, avait déclaré plus tôt dans la journée un de ses proches. Considérés comme des alliés de l'Iran, les miliciens houthis semblent être devenus la principale force armée du pays mais ils ont visiblement décidé de ne pas destituer le président. Les Etats-Unis ont dit mercredi soir être en contact avec Abd-Rabbou Mansour Hadi, qui demeure "le président légitime", selon la porte-parole du Département d'Etat, et ne pas remettre en question pour le moment sa coopération antiterroriste avec le Yémen. Le chef des Houthis, Abdel-Malek al Houthi, accuse le chef de l'Etat de tolérer la corruption et de refuser de mobiliser l'armée pour lutter contre les djihadistes d'Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), sunnites. Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont condamné pour leur part mercredi le "coup d'Etat", selon eux, menés par les Houthis au Yémen. Ils ont demandé aux miliciens chiites de se retirer du palais présidentiel et de la résidence privée d'Abd-Rabbou Mansour Hadi et de faire en sorte que l'Etat puisse reprendre le contrôle des institutions. Le CCG rassemble l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis (EAU), le Koweït, Oman, le Qatar et Bahreïn. (Mohammed Ghobari et Angus McDowall, Guy Kerivel et Tangi Salaün pour le service français)

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