Le président tunisien propose un proche comme Premier ministre

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    TUNIS, 2 août (Reuters) - Le président tunisien Beji Caïd 
Essebsi a proposé qu'un membre de sa famille élargie succède à 
Habib Essid au poste de Premier ministre, ont déclaré mardi des 
responsables politiques, ce qui lui vaut de nouvelles 
accusations de népotisme de la part de ses adversaires. 
    L'opposition et des membres de son propre parti, Nidaa 
Tounes, ont déjà accusé par le passé le chef de l'Etat de 
manoeuvrer pour que son fils Hafed lui succède, ce que 
l'intéressé, âgé de 89 ans, a toujours démenti. 
    Les députés ont retiré samedi leur confiance à Habib Essid, 
un technocrate qui tentait depuis plusieurs semaines de résister 
à la volonté de Beji Caïd Essebsi de former un gouvernement 
d'union afin de promouvoir de nouvelles réformes économiques. 
  
    Selon un responsable du parti présidentiel, Issam Chebbi, le 
chef de l'Etat a proposé lors des négociations sur la formation 
du nouveau gouvernement que le poste de Premier ministre soit 
confié à Youssef Chahed, ministre des Affaires locales dans le 
cabinet sortant et, selon les médias tunisiens et des sources au 
sein de Nidaa Tounes, neveu du beau-fils d'Essebsi. 
    "Essebsi s'est débarrassé d'Essib pour nommer quelqu'un qui 
lui est proche et qui sera aux ordres", a accusé Jilani Hammami, 
député du Front populaire (opposition). 
    "C'est un retour en arrière vers l'époque où une seule 
famille dirigeait tout le pays", a-t-il ajouté en allusion à 
l'autocrate Zine el Abidine Ben Ali, renversé en 2011. 
    Issam Chebbi a indiqué que le choix du Premier ministre 
n'avait pas encore été arrêté et que les négociations se 
poursuivraient mercredi au palais présidentiel. Essebsi a 
jusqu'au 10 août pour désigner le nouveau chef du gouvernement. 
     
 
 (Tarek Amara; Tangi Salaün pour le service français) 
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