Le président tchèque sollicite un second mandat

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    PRAGUE, 13 janvier (Reuters) - Le président de la République 
tchèque, Milos Zeman, semble bien placé pour obtenir un second 
mandat, si l'on en croit les premiers résultats du scrutin 
organisé vendredi et samedi. 
    Sur la base du dépouillement dans 51% environ des bureaux de 
vote, il obtenait 42% des suffrages, contre 25% pour son 
principal adversaire, Jiri Drahos, un universitaire 
pro-occidental. Si aucun des neuf candidats n'obtient 50% des 
voix au premier tour, un second tour aura lieu dans deux 
semaines.  
    Premier président tchèque élu au suffrage direct, en 2013, 
et non plus par le Parlement, Milos Zeman, 73 ans, est connu 
pour tenir un discours aux forts accents populistes. 
    Il ne cache pas son admiration pour Donald Trump, souhaite 
que son pays entretienne des relations plus étroites avec la 
Russie et la Chine, critique l'Union euroépéenne et a dénoncé 
l'immigration "musulmane" en Europe. 
    Le président en République tchèque ne gouverne pas mais il 
dispose d'un certain poids politique. 
    Il intervient dans le choix des représentants du pays auprès 
de l'Union européenne, dans la nomination du gouverneur de la 
banque cenrale ou encore dans celle des ambassadeurs ou des 
juges de la Cour constitutionnelle. 
    La voix de Milos Zeman, qui avait été élu comme indépendant 
après avoir été social-démocrate, a par exemple compté lors des 
élections législatives d'octobre quand il s'est agi de désigner 
un nouveau Premier ministre. 
    Le poste a finalement échu à Andrej Babis, un milliardaire 
de 63 ans, qui se retrouve à la tête d'un fragile gouvernement 
minoritaire en dépit de la victoire de son parti, l'Action des 
citoyens mécontents (Ano), aux législatives. 
 
 (Jan Lopatka et Robert Mueller, Gilles Trequesser pour le 
service français) 
 
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