Le président tchèque, Milos Zeman, en quête d'un second mandat

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    PRAGUE, 13 janvier (Reuters) - Le président de la République 
tchèque, Milos Zeman, est arrivé en tête du premier tour de 
l'élection présidentielle organisé vendredi et samedi et à 
l'occasion de laquelle il brigue un second mandat. 
    Mais sa victoire n'est pas assurée au second tour. 
    Après le dépouillement dans 99,6% des bureaux de vote, il 
obtenait 38,65% des suffrages, contre 26,56% pour son principal 
adversaire, Jiri Drahos, un universitaire pro-occidental.  
    Si aucun des neuf candidats n'obtient 50% des voix au 
premier tour, ce qui sera le cas, un second tour aura lieu dans 
deux semaines.  
    Premier président tchèque élu au suffrage direct, en 2013, 
et non plus par le Parlement, Milos Zeman, 73 ans, est connu 
pour tenir un discours aux forts accents populistes. 
    Jiri Drahos, un ancien patron de l'Académie des sciences 
tchèque âgé de 68 ans, s'est dit optimiste au vu des résultats. 
    "Maintenant, le plus dur attend Milos Zeman et ses 
conseillers", a-t-il dit devant ses partisans rassemblés dans un 
théâtre de Prague, les invitant à "aller voter" au second tour.  
    Milos Zeman ne cache pas son admiration pour Donald Trump, 
souhaite que son pays entretienne des relations plus étroites 
avec la Russie et la Chine, critique l'Union européenne et a 
dénoncé l'immigration "musulmane" en Europe. 
    Le président en République tchèque ne gouverne pas mais il 
dispose d'un poids politique notable. 
    Il intervient dans le choix des représentants du pays auprès 
de l'Union européenne, dans la nomination du gouverneur de la 
banque cenrale ou encore dans celle des ambassadeurs ou des 
juges de la Cour constitutionnelle. 
    La voix de Milos Zeman, qui avait été élu comme indépendant 
après avoir été social-démocrate, a par exemple compté lors des 
élections législatives du mois d'octobre quand il s'est agi de 
désigner un nouveau Premier ministre. 
    Le poste a finalement échu à Andrej Babis, un milliardaire 
de 63 ans, qui se retrouve à la tête d'un fragile gouvernement 
minoritaire en dépit de la victoire de son parti, l'Action des 
citoyens mécontents (Ano), aux législatives. 
 
 (Jan Lopatka et Robert Mueller, Gilles Trequesser pour le 
service français) 
 
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