Le président soudanais clame victoire sur la CPI

le
0

KHARTOUM, 13 décembre (Reuters) - Le président soudanais, Omar Hassan al Bachir, a crié victoire samedi après l'annonce vendredi par la Cour pénale internationale (CPI) qu'elle interrompait son enquête sur les crimes de guerre au Darfour, en raison d'un manque de soutien du Conseil de sécurité de l'Onu pour parvenir à des arrestations. "Ils voulaient que l'on s'agenouille devant la Cour pénale internationale, mais la CPI a reconnu son échec", a lancé le président soudanais lors d'un discours. "Les Soudanais ont fait échec à la CPI et refusé de livrer quelque Soudanais que ce soit à la justice colonialiste". La juridiction installée à La Haye a inculpé en 2009 le président soudanais pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. Elle avait également engagé des poursuites contre le ministre soudanais de la Défense Abdel Raheem Muhammad Hussein, l'ancien ministre de l'Intérieur Ahmed Haroun et contre le chef de la milice janjawid, Ali Kushayb. La CPI avait informé en 2010 le Conseil de sécurité de l'absence de coopération du Soudan. La juridiction faisait remarquer que le Kenya, Djibouti, la République démocratique du Congo mais également le Tchad n'avaient pas procédé à l'arrestation de Bachir lorsqu'il s'était rendu en visite dans ces pays. La procureure Fatou Bensouda a expliqué que, compte tenu des ressources limitées de la CPI et de "l'absence de directives du Conseil (de sécurité) sur ce qui devrait être fait au Darfour", elle n'a pas "d'autre choix que de mettre en sommeil les investigations (...) pour allouer des ressources à d'autres affaires urgentes, en particulier celles pour lesquelles un procès est proche". (Michelle Nichols et Khalid Abdelaziz; Pierre Sérisier et Eric Faye pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant