Le président serbe fête son investiture à la «prune»

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Élu de 21 mai dernier à la surprise générale en battant Boris Tadic, le nationaliste Tomislav Nikolic se présente volontiers en homme du peuple.

À Sofia

Le très martial hymne serbe, puis l'Ode à la joie... À l'image de la musique choisie pour son investiture hier, le nouveau président serbe ambitionne d'incarner le terroir serbe sans pour autant renoncer à l'avenir européen du pays. «Je veux bien le croire, mais il a tout à prouver», sourit Sonia Licht, figure historique de la dissidence en Serbie. Après le «choc» de son élection le 21 mai dernier, elle s'accroche désormais, comme beaucoup d'intellectuels de Belgrade, à l'espoir que Tomislav Nikolic saura conduire le pays vers l'Union européenne malgré son lourd passé nationaliste.

Cela fait plus de quatre ans déjà que cet ancien allié de Vojislav Seselj, jugé pour crimes de guerre à La Haye, tente de convaincre l'opinion publique qu'il n'est plus le même homme. Fini les rêves de «Grande Serbie», à nous la «prospérité» et la «dignité» au sein d'une Europe des peuples, martèle-t-il. Un discours qui a fait mouche auprès d'un électorat

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