Le président philippin envisage de quitter la CPI

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    MANILLE, 17 novembre (Reuters) - Le président philippin 
Rodrigo Duterte a déclaré jeudi qu'il était prêt à suivre 
l'exemple de la Russie et à se retirer de la Cour pénale 
internationale (CPI), dénonçant les critiques occidentales 
contre la répression menée dans le cadre de la lutte contre les 
trafiquants de drogue. 
    Duterte estime que la juridiction de La Haye est "inutile" 
et dénonce les accusations des Occidentaux qui pensent que le 
gouvernement philippin se livre à des exécutions sommaires sous 
couvert d'une guerre contre les narcotrafiquants qui a fait plus 
de 2.400 morts. 
    Vladimir Poutine a signé mercredi un décret annulant la 
signature par la Russie du traité fondateur de la CPI et Duterte 
s'est dit prêt à suivre son exemple. 
    Duterte, qui s'exprimait avant son départ pour un sommet 
Asie-Pacifique à Lima, a estimé que la CPI ne s'en prenait 
qu'aux petits pays comme les Philippines. 
    Le chef de l'Etat philippin, qui cherche à soustraire son 
pays à l'influence ancienne des Etats-Unis, espère rencontrer 
son homologue russe en marge de cette réunion dans la capitale 
péruvienne. 
    Interrogé sur les motivations de Poutine à se retirer la 
CPI, Duterte a déclaré que cela était peut-être un moyen 
d'échapper aux opérations militaires menées en Syrie. 
    Rodrigo Duterte semble particulièrement agacé par les 
critiques occidentales et affirme que "personne n'écoute" ses 
explication justifiant la répression contre les trafiquants de 
drogue. 
    "Vous savez, si la Chine et la Russie décident de créer un 
nouvel ordre mondial, je serai le premier à le rejoindre", 
a-t-il affirmé. 
     
     
 
 (Neil Jerome Morales et Martin Petty; Pierre Sérisier pour le 
service français) 
 
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