Le président ouzbek Islam Karimov a été inhumé à Samarcande

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 (Actualisé avec funérailles) 
    TACHKENT, 3 septembre (Reuters) - La dépouille du président 
ouzbek Islam Karimov, décédé vendredi à l'âge de 78 ans après un 
quart de siècle au pouvoir, a été inhumée samedi à Samarcande. 
    Des milliers d'Ouzbeks s'étaient rassemblés dès l'aube sur 
la principale avenue de Tachkent pour saluer le cortège 
transportant la dépouille du défunt chef de l'Etat. 
    Le corps du chef de l'Etat a été transporté en avion à 
Samarcande, sa ville natale située à 300 km au sud-ouest de 
Tachkent, où il a été mis en terre en présence de centaines 
d'hommes, dont certains étaient en larmes, ont dit à Reuters 
deux participants à la cérémonie.  
    Islam Karimov, qui a dirigé l'Ouzbékistan d'une main de fer 
pendant vingt-sept ans, n'a pas désigné de successeur et les 
modalités de la transition devraient être réglées en petit 
comité par des caciques du pouvoir et par sa famille. 
    Le Premier ministre Chavkat Mirziyoïev, 59 ans, a été chargé 
de superviser les funérailles, ce qui lui confère le statut de 
favori pour devenir le prochain chef de l'Etat. Pendant les 
funérailles, il était assis au premier rang, près du cercueil, 
un privilège également accordé au ministre des Finances Roustam 
Azimov, 57 ans. 
    Faute d'accord sur la succession d'Islam Karimov, le pays 
pourrait traverser une période de turbulences alors qu'il est 
déjà ciblé par des combattants islamistes. 
    "Je ne sais pas ce qu'il va se passer maintenant. Je suis 
perdu", a confié un homme de 39 ans qui assistait au passage du 
cortège à Tachkent et n'a pas voulu décliner son identité. 
    L'Ouzbékistan n'a connu qu'un seul dirigeant depuis son 
indépendance après la dislocation de l'Union soviétique, en 
1991. 
    Les Ouzbeks ont longtemps pensé que le pouvoir resterait 
entre les mains de la famille Karimov à la mort du patriarche. 
Mais sa fille Goulnara, pressentie pour lui succéder, est tombée 
en disgrâce il y a deux ans et elle n'était pas visible samedi 
dans le cortège funéraire. 
    La Russie, qui abrite des centaines de milliers de 
travailleurs ouzbeks, a dit espérer que la stabilité prévaudrait 
dans le pays de 32 millions d'habitants.    
 
 (Mukhammadsharif Mamatkulov; Jean-Stéphane Brosse et Tangi 
Salaün pour le service français) 
 
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