Le président malien met en garde contre la résurgence islamiste

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    NATIONS UNIES, 23 septembre (Reuters) - Le président malien 
Ibrahim Boubacar Keïta a mis en garde vendredi contre la 
résurgence des groupes islamistes affiliés à Al Qaïda et à 
l'Etat islamique (EI) dans son pays, profitant des difficultés 
d'application de l'accord de paix de l'an dernier. 
    Les casques bleus de la Minusma, la mission de l'Onu au 
Mali, sont déployés dans le nord du pays pour tenter de 
stabiliser ce foyer traditionnel de tensions. Mais l'accord 
d'Alger signé l'an dernier entre le gouvernement malien et les 
ex-rebelles touaregs de la Coordination des mouvements de 
l'Azawad (CMA) est fragile, comme l'a montré un nouvel 
accrochage cette semaine entre une milice pro-gouvernementale et 
des Touaregs.   
    "Force est de reconnaître que plusieurs facteurs de 
ralentissement minent notre volonté et nos efforts", a déclaré 
Ibrahim Boubacar Keïta, évoquant en particulier "l'extension des 
actions terroristes et de banditisme dans le centre du pays, 
menaçant même la stabilité et la sécurité des pays voisins en 
raison de la volonté d'expansion des groupes extrémistes et 
terroristes affiliés à Al Qaïda et à Daech".     
    Le président malien, qui s'exprimait lors d'une réunion 
consacrée à son pays lors de l'Assemblée générale annuelle des 
Nations unies à New York, a souligné que ces groupes 
exploitaient les lenteurs de mise en oeuvre de l'accord de l'an 
dernier pour "manipuler" et "détruire" les liens de coexistence 
au sein de la société malienne. 
    "Nous devons redoubler nos efforts", a convenu le chef de la 
diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, dont le pays conduit les 
efforts de médiation au Mali. 
    Son homologue français, Jean-Marc Ayrault, a estimé pour sa 
part que "la situation sécuritaire rest(ait) globalement 
satisfaisante malgré la persistance d'attaques asymétriques" et 
a appelé à "mesurer le chemin parcouru depuis 2013", lorsque 
l'armée française était intervenue au Mali dans le cadre de 
l'opération Serval pour stopper la progression des groupes 
islamistes vers Bamako, la capitale. 
    La France compte toujours plusieurs milliers de soldats dans 
la région dans le cadre de l'opération Barkhane. 
 
 (John Irish; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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