Le président italien du Conseil Mario Monti a démissionné

le
3
DÉMISSION DE MARIO MONTI
DÉMISSION DE MARIO MONTI

ROME (Reuters) - Le président du Conseil italien, Mario Monti, a démissionné vendredi après le vote du budget par le Parlement, comme il l'avait promis, après 13 mois passés à la tête du gouvernement, ouvrant la voie à des élections générales en février.

L'ancien commissaire européen, qui a remis sa démission au président de la République Giorgio Napolitano, avait été nommé en novembre 2011 à la tête d'un "gouvernement de techniciens" non issu des élections pour aider l'Italie à sortir de la crise financière.

Ses réformes ont été appréciées hors d'Italie par ses partenaires européens, mais très critiquées en Italie. Le chef du gouvernement a perdu ce mois-ci à la Chambre des députés et au Sénat le soutien du Peuple de la liberté (PDL), le parti de droite de l'ancien président du Conseil Silvio Berlusconi.

Mario Monti reste mystérieux quant à ce qu'il compte faire à l'avenir mais beaucoup dans la classe politique le pressent de postuler pour un second mandat.

Le président Napolitano devrait dissoudre le parlement dans les prochains jours. Il a déjà fait savoir que les élections législatives auraient très certainement lieu le 24 février.

Dans une décision inattendue, le chef de l'Etat a indiqué qu'il entamerait des consultations avec les chefs de file des principaux partis politiques dès samedi pour discuter des prochaines étapes.

Dans l'intervalle, il a été demandé au chef du gouvernement démissionnaire d'expédier les affaires courantes.

PLÉBISCITE A L'EXTÉRIEUR

Mario Monti a présenté sa démission lors d'un bref entretien avec le président, juste après le vote du budget 2013 par le Parlement. Il tiendra une conférence de presse dimanche lors de laquelle il devrait préciser ses intentions.

L'ancien commissaire est plébiscité par de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement en Europe, notamment par la chancelière allemande Angela Merkel et par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Mais la politique d'austérité qu'il a menée ne l'a pas rendu populaire dans son pays - 61% des électeurs interrogés par l'institut de sondage SWG ne souhaitent pas qu'il entre en campagne.

Les rumeurs vont bon train sur les intentions de Mario Monti. Selon certains, il pourrait soutenir un important groupe centriste ou plusieurs petits partis qui s'engageraient à poursuivre sa politique de discipline budgétaire.

De tels groupes, allant de l'Union des démocrates chrétiens (UDC) de Pier Ferdinando Casini à Italia Futura, le mouvement fondé par le patron de Ferrari, Luca Cordero di Montezemolo, font campagne pour reconduire Monti à la tête du gouvernement.

Mario Monti pourrait aussi être candidat lui-même.

Si les groupes centristes s'attachaient sa candidature, ils passeraient de 10 à 15% dans les intentions de vote, selon des instituts de sondage, ce qui ne serait pas suffisant pour garantir à l'actuel président du Conseil un rôle de premier plan après les élections.

Le PDL de Silvio Berlusconi est crédité de 16,5% des voix dans les sondages. Le Parti démocrate (PD) de centre gauche de 35%. Ce dernier, favori du scrutin, pourrait cependant avoir besoin de former une coalition avec le centre pour s'assurer la majorité à la chambre et calmer les marchés.

Avec Massimiliano Di Giorgio; Jean-Loup Fiévet, Guy Kerivel et Danielle Rouquié pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • chatnour le vendredi 21 déc 2012 à 23:17

    Mario, viens chez nous, il y a une place à prendre !

  • daveb650 le vendredi 21 déc 2012 à 22:51

    Berlu a dit qu il n excluait pas une sortie de l euro donc l union n a pas interret a mettre la pression sur l italie avec sa politique d austerite

  • M2280901 le vendredi 21 déc 2012 à 22:34

    bien les anciens banquiers dehors !