Le président haïtien n'a pas mis sa politique en musique

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L'ex-chanteur Michel Martelly peine à s'imposer face à l'opposition du Parlement.

En Haïti, un pays où le président est un artiste, la politique demeure un théâtre d'ombres. Dans son discours sur l'état de la nation prononcé lundi devant l'Assemblée nationale, Michel Martelly a insisté sur la nécessité de « rapports sereins entre l'exécutif et le législatif». Il s'agissait de sauver les apparences, alors qu'en sous-main, la guerre de tranchées entre l'ex-chanteur élu en mai et l'ancien pouvoir qui contrôle le Parlement paralyse un pays en ruines.

Fort du soutien de la jeunesse, Sweet Micky - son nom de scène à l'époque où il défilait sur un char pour fêter carnaval - a mis cinq mois pour se doter d'un premier ministre. Après de vaines tentatives, il a fini par imposer Garry Conille, un proche de Bill Clinton, l'envoyé spécial de l'ONU pour Haïti. Mais ce technocrate rencontre les pires difficultés pour gouverner. «Martelly a voulu s'émanciper de certaines réalités, mais il s'est encastré dans le mur du Parlement », résume un dipl

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