Le président gabonais Bongo investi pour un deuxième mandat

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 (Actualisé avec nouvelles citations, contexte) 
    LIBREVILLE, 27 septembre (Reuters) - Le président gabonais, 
Ali Bongo, a prêté serment mardi pour un deuxième mandat et a 
lancé un appel à l'unité, lors d'une modeste cérémonie 
d'investiture organisée un mois après sa réélection contestée. 
    Le chef de l'Etat l'a emporté avec moins de 6.000 voix 
d'avance sur son adversaire Jean Ping le 27 août. Les 
observateurs de l'Union européenne ont fait état d'irrégularités 
dans son fief du Haut-Ogooué, où il a été crédité de 95% des 
suffrages avec une participation de 99,9%.  
    Le premier ministre français Manuel Valls a quant à lui jugé 
qu'il serait plus sage de recompter les voix.  
    La Cour constitutionnelle saisie par Jean Ping a accédé à sa 
demande de réexamen des résultats du Haut-Ogooué, mais elle a 
jugé les feuilles d'émargement fournies par l'opposant 
irrecevables. La cour a par ailleurs annulé les résultats de 21 
bureaux de vote de Libreville en raison d'irrégularités, ce qui 
a profité au président sortant, qui est déclaré élu avec 50,66% 
des voix alors qu'il avait été crédité dans un premier temps de 
49,85%.   
    "Après l'examen des recours déposés par certains candidats 
auprès de la Cour constitutionnelle comme les y autorise nos 
lois, il en est ressorti que la majorité des Gabonais m'ont 
choisi pour présider aux destinées du Gabon pour les 7 
prochaines années", a déclaré Ali Bongo lors de la cérémonie 
d'investiture, qui s'est déroulée en présence de ses homologues 
togolais, malien, nigérien et sao-toméen. 
    "Je tends une fois de plus ma main à toutes les Gabonaises 
et à tous les Gabonais, pour qu'ensemble nous tirions les leçons 
du passé afin d'envisager un meilleur avenir à notre beau pays, 
qui a besoin de tous ses enfants et de toutes les compétences", 
a poursuivi le président, ajoutant qu'un nouveau gouvernement 
serait formé dans les jours qui viennent.  
    Il avait annoncé samedi que l'opposition y serait 
probablement représentée.   
    Les forces de l'ordre ont été déployées en nombre à 
Libreville après la confirmation de sa réélection, mais aucune 
violence n'a éclaté. Des émeutes avaient fait six morts après la 
proclamation des premiers résultats. 
    Jean Ping, ancien ministre des Affaires étrangères, a récusé 
l'arrêt rendu vendredi par la Cour constitutionnelle. 
    "La France constate que l'examen des recours n'a pas permis 
de lever tous les doutes", a quant à lui estimé Jean-Marc 
Ayrault, chef de la diplomatie française, auquel l'Union 
européenne a fait écho. 
 
 (Gerauds Wilfried Obangome; Eric Faye et Jean-Philippe Lefief 
pour le service français) 
 
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