Le président élu François Hollande participe au Conseil national du Parti socialiste, le 14 mai 2012 à Paris.

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Séquence émotion pour le Parti socialiste et le président élu François Hollande, qui a fait ses adieux lundi devant le parlement du parti (Conseil national) et lancé la bataille des législatives pour obtenir une majorité "large, solide et loyale".A la veille de la passation de pouvoir à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy, le président élu a dit devant dans une salle de la Mutualité pleine à craquer : "C'est la dernière fois que je m'exprime devant vous pour au moins cinq ans (...). Demain, je serai le président de tous les Français".Accueilli par une longue salve d'applaudissements, M. Hollande est arrivé vers 18H20 devant ses pairs. Au premier rang étaient assis Ségolène Royal, Martine Aubry, Harlem Désir, Jean-Marc Ayrault, Benoît Hamon, Jean-Pierre Bel, Bertrand Delanoë, Pierre Moscovici.L'ancien patron du parti s'est dit "socialiste" et bien décidé à "le rester", mais il a précisé sa "règle", sa "conception": "Je ne participerai plus à aucune instance partisane et je n'accueillerai à l'Elysée aucun parlementaire regroupé de la majorité", a-t-il prévenu, s'inscrivant en contrepied de la mandature du président sortant. "Il n'y aura plus de ces assemblées qui n'ont pas à être tenues à l'Elysée", a-t-il dit. "Le chef de l'Etat ne doit pas être le chef de tout".Remerciant Martine Aubry, première secrétaire, M. Hollande a assuré "rien n'est possible sans l'appui d'un grand parti", martelant être "le produit d'un long mouvement", "issu d'une longue tradition", avant de saluer Lionel Jospin, Ségolène Royal, précédents candidats à la présidentielle qui "nous ont permis aussi d'apprendre et de comprendre", d'acquérir une "somme d'expériences"."L'unité a été au rendez-vous, c'est ce qui a permis la victoire", a-t-il affirmé, très applaudi.Sous une grande bannière rouge "Donnons une majorité au changement", le nouveau slogan du PS pour le scrutin de juin, le président a lancé la bataille des législatives en réclamant une "majorité "large, solide et loyale" au soir du 17 juin. Pour lui, "c'est l'avenir du quinquennat qui va se décider le mois prochain"."Le plus dur commence, nous dit-on", mais "si ce qui nous attend n'était pas dur, nous n'aurions pas gagné l'élection présidentielle", a-t-il lancé sous les applaudissements. "C'est parce que c'est difficile que les Français se sont tournés vers nous".Il a lancé en conclusion, dans la liesse générale: "vous me manquerez sûrement mais moi je ne dois en aucun cas manquer à la France".Mme Aubry a plaidé pour "une très forte majorité", mettant en garde contre un risque de démobilisation des Français.Pour Benoît Hamon, porte-parole du Parti, François Hollande "a définitivement abandonné les habits du candidat qu'il était pour ceux de président de la République qui sera demain dans l'action".Mardi, une journée très lourde l'attend : passation de pouvoirs le matin, annonce officielle de son Premier ministre l'après-midi, avant un départ pour Berlin où il doit rencontrer la chancelière Angela Merkel.Rien n'a filtré sur le nom du chef du gouvernement et sa composition. Pour l'heure, Jean-Marc Ayrault fait toujours figure de favori, en dépit de la polémique sur sa condamnation en 1997 (qui a débouché en 2007 sur une réhabilitation).Le secrétaire général de l'Elysée - dont le nom sera connu mardi matin - annoncera du perron de l'Elysée le nom du locataire de Matignon dans l'après-midi, a indiqué l'équipe de transition.La composition du gouvernement sera connue sans doute mercredi soir, pour un premier Conseil des ministres probablement jeudi.

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