Le président du Panama hausse le ton mais exclut de sanctionner la France

le , mis à jour à 12:38
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Le président du Panama hausse le ton mais exclut de sanctionner la France
Le président du Panama hausse le ton mais exclut de sanctionner la France

Le ton est monté cette semaine entre la France et le Panama. Mais le pays d'Amérique centrale exclut, pour le moment, de prendre des mesures de rétorsions contre la France, qui a réinscrit son pays sur la liste des paradis fiscaux dans la foulée des révélations des Panama Papers, qui dénoncent un vaste système d'évasion fiscale par l'intermédiaire du cabinet panaméen Mossack Fonseca.

Le président du Panama, Juan Carlos Varela, a cependant qualifié d'«erronée» la décision de la France. «Je veux qu'il soit bien clair que la décision prise par le gouvernement français est une mesure erronée et non-nécessaire, encore plus à un moment où existe une communication entre les deux chefs d'Etat et où le monde demande la coopération multilatérale de tous les pays pour affronter des problèmes mondiaux (...) Le Panama réaffirme son engagement à la transparence et, surtout, à continuer à lutter avec tous les pays pour arriver, par la coopération et la diplomatie, aux résultats recherchés», a-t-il déclaré vendredi.

VIDEO. Trois minutes pour comprendre les «Panama Papers»

Juan Carlos Varela a toutefois exclu, pour le moment, l'adoption de mesures de rétorsion contre la France. Le dialogue, a-t-il dit, «est le premier mécanisme que l'on doit utiliser et dont on doit épuiser tous les ressorts». Il promet que son pays «va procéder» à l'échange d'informations prévu avec la trentaine de pays avec lesquels il a des traités pour éviter la double imposition. Mais il a prévenu qu'il ne permettrait pas que son gouvernement traite ces questions bilatérales «sous une quelconque forme de pression». Son ministre de l'Economie et des Finances, Dulcidio de la Guardia, sera à Paris mardi pour présenter une position «digne, respectueuse et ouverte au dialogue» et assurer que «le chemin que le Panama a choisi, celui de la lutte pour la transparence dans le pays, la région et dans le monde, est un chemin irréversible». ...

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