Le président du Nîmes Olympique, mis en examen, démissionne

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LE PRÉSIDENT DU NÎMES OLYMPIQUE, MIS EN EXAMEN, DÉMISSIONNE
LE PRÉSIDENT DU NÎMES OLYMPIQUE, MIS EN EXAMEN, DÉMISSIONNE

PARIS (Reuters) - Jean-Marc Conrad, mis en examen dans l'enquête sur des matchs présumés truqués en Ligue 2 de football, annonce vendredi sa démission de la présidence du Nîmes Olympique, le club au coeur de l'affaire.

Jean-Marc Conrad est l'une des six personnes mises en examen cette semaine dans cette enquête qui vise des faits de "corruption active et passive dans le cadre de manifestations sportives".

Sa mise en examen a été assortie d'une interdiction d'exercer et d'un contrôle judiciaire, comme pour son homologue Jean-François Fortin, président du Stade Malherbe de Caen (Ligue 1), qui s'est "auto-suspendu" de ses fonctions.

"J'ai pris la décision de démissionner de mes fonctions de président de Nîmes Olympique", dit-il dans un communiqué obtenu auprès de son avocat, Me Michaël Corbier.

"Cette décision, à laquelle je n'ai pas été contraint, ne tend qu'à protéger les intérêts de mon club. Je vais pouvoir, dès lors, consacrer toutes mes forces et mon énergie à me défendre face à des accusations aussi injustes qu'infondées."

"Je n'ai jamais, de quelque façon que ce soit, tenté d'influer sur la sincérité d'une rencontre. J'ai toute confiance en la justice", dit encore Jean-Marc Conrad.

Outre Jean-Marc Conrad et Jean-François Fortin, quatre personnes ont été mises en examen, dont le principal actionnaire de Nîmes, Serge Kasparian, et Michel Moulin, qui a exercé comme dirigeant ou conseil dans plusieurs clubs.

L'enquête menée à Paris par les juges Serge Tournaire et Hervé Robert s'intéresse à plusieurs matchs disputés en fin de saison dernière par Nîmes, notamment à la rencontre contre Caen, qui s'était soldée par un match nul 1-1.

Ce score avait contribué à maintenir les "Crocos" gardois en Ligue 2 et avait pesé dans la montée en Ligue 1 de Caen. Les présidents des deux clubs sont soupçonnés de s'être arrangés sur le résultat.

La Fédération française de football et la Ligue de football professionnel se sont portées partie civile et ont dit qu'elles prendraient des sanctions pouvant aller jusqu'à l'exclusion des compétitions si les faits étaient avérés.

(Gregory Blachier, édité par Sophie Louet)

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