Le président de Volkswagen semble isolé face au directeur

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* Les critiques de Piech pas endossées par la famille Porsche * L'Etat de Basse-Saxe et les syndicats soutiennent Winterkorn * Crise de direction en pleine réduction de coûts (Actualisé avec précisions, contexte) par Ilona Wissenbach et Andreas Cremer BERLIN/STUTTGART, 12 avril (Reuters) - Ferdinand Piech, président du conseil de surveillance de Volkswagen VOWG_p.DE , a paru dimanche un peu plus isolé au sein du groupe automobile allemand après ses critiques à l'encontre du président du directoire Martin Winterkorn. Ferdinand Piech a publiquement retiré vendredi sa confiance à Martin Winterkorn, à la barre du premier constructeur automobile européen depuis 2007, en disant au magazine Der Spiegel avoir "pris (ses) distances" avec le président du directoire. ID:nL5N0X72UT Cette prise de position a été interprétée par les analystes comme un obstacle majeur au renouvellement éventuel du contrat de Martin Winterkorn, censé expirer en décembre 2016, et à sa désignation au poste de président du conseil de surveillance au départ de Ferdinand Piech prévu en avril 2017. Après quasiment 22 ans au sein de l'équipe dirigeante de Volkswagen, dont neuf en tant que président du directoire, Ferdinand Piech semble toutefois manquer d'alliés dans sa campagne contre Martin Winterkorn, à commencer au sein du conseil de surveillance qu'il préside depuis 2002. "Les propos du docteur Piech reflètent son opinion personnelle, qui, sur le fond et dans les faits, n'a pas fait l'objet d'une coordination avec la famille", a dit Wolfgang Porsche, membre du conseil de surveillance de Volkswagen et président de Porsche SE PSHG_p.DE , cité dimanche par son porte-parole. Wolfgang Porsche est aussi cousin de Ferdinand Piech. Porsche SE, propriété des familles Porsche et Piech, contrôle 51% des actions ordinaires de Volkswagen. Les deux familles détiennent cinq des 20 sièges du conseil de surveillance de VW, deux pour les Porsche et trois pour les Piech. Vendredi déjà, l'Etat de Basse-Saxe, où se trouve le siège de Volkswagen et qui contrôle deux sièges au conseil de surveillance, et les représentants syndicaux du constructeur automobile, qui occupent la moitié des 20 sièges du conseil de surveillance, avaient apporté leur soutien à Martin Winterkorn. Ce dernier a organisé depuis huit ans la transformation de Volkswagen pour en faire l'un des constructeurs automobiles les plus florissants au monde, dont l'objectif est désormais de détrôner le japonais Toyota 7203.T en tant que numéro un mondial du secteur. Martin Winterkorn a laissé filtrer samedi, via des sources internes au groupe, qu'il avait bien l'intention de se battre pour conserver son poste alors que Volkswagen est engagé dans un plan de réduction de ses coûts de plusieurs milliards d'euros et qu'il doit faire face à la baisse de ses ventes aux Etats-Unis. (Bertrand Boucey pour le service français)


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