Le président de l'OM entendu par un juge à Marseille

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    PARIS, 16 décembre (Reuters) - Le président de l'Olympique 
de Marseille, Vincent Labrune, était entendu mercredi par un 
juge marseillais dans le cadre d'une affaire financière touchant 
le club de football, a-t-on appris de source judiciaire. 
    Le dirigeant marseillais est entendu par le juge Guillaume 
Coutelle dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en 
2011 pour "blanchiment, abus de biens sociaux, association de 
malfaiteurs, extorsion de fonds en bande organisée et recel". 
    Vincent Labrune devrait être fixé sur une éventuelle mise en 
examen avant la fin de la journée, a-t-on souligné de même 
source. 
    Deux anciens dirigeants du club, Jean-Claude Dassier, 
président de l'OM entre 2009 et 2011, et Antoine Veyrat, 
directeur général du club entre 2008 et 2011, ont déjà été mis 
en examen dans le cadre de cette affaire de 18 transferts 
présumés douteux à l'OM. 
    Vincent Labrune avait été placé en garde à vue en novembre 
2014, en même temps notamment que deux anciens présidents du 
club, Pape Diouf et Jean-Claude Dassier, puis relâché sans 
qu'aucune charge ne soit retenue à son encontre. 
    Au mois de janvier, la justice avait entendu l'ancien 
directeur sportif de l'OM José Anigo, ainsi que des 
intermédiaires et des agents de joueurs. Toutes les personnes 
entendues étaient ressorties libres au terme de leur garde à 
vue. 
    Au total, une vingtaine de personnes gravitant autour du 
club marseillais ont été entendues dans le cadre de cette 
enquête qui cible dix-huit transferts et prolongations de 
contrats présumés frauduleux au sein de l'OM. 
    Une série de perquisitions avaient été effectuées en janvier 
2013 au centre d'entraînement du club. Les enquêteurs avaient 
alors saisi des documents relatifs à des transferts de joueurs à 
l'OM, dont celui de l'international français André-Pierre 
Gignac, parti cet été pour un club mexicain. 
    Le transfert de ce dernier en août 2010 de Toulouse à 
Marseille, pour une somme évaluée à 20 millions d'euros, avait 
été réalisé sous l'autorité de Jean-Claude Dassier et validé par 
Vincent Labrune, alors président du conseil de surveillance. 
    La justice soupçonne le versement de rétrocommissions à des 
personnes proches du grand banditisme. L'enquête est menée par 
la sous-direction de la lutte contre le crime organisé et la 
délinquance financière et la police judiciaire de Marseille, 
notamment. 
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse) 
 
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