Le président de Guyane se dit "satisfait" des réponses de Macron

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    PARIS, 26 juin (Reuters) - Le président de la collectivité 
territoriale de Guyane (CTG), secouée par un mouvement social au 
printemps, s'est dit lundi, à l'issue d'un entretien avec 
Emmanuel Macron, "satisfait" des réponses apportées par le chef 
de l'Etat tout en prévenant qu'il serait vigilant sur 
l'application de la feuille de route.      
    "Je ferai un retour à tous les partenaires, à la fois du 
collectif, les parlementaires, les élus, pour ma part je 
retourne satisfait de ce que j'ai entendu", a dit Rodolphe 
Alexandre à des journalistes.  
    "Maintenant il restera au Premier ministre à mettre en place 
cette feuille de route sur les différents éléments que nous 
attendons, sur au moins trois questions", a-t-il ajouté, à la 
veille d'une rencontre avec Edouard Philippe à Matignon.  
    Le plan de relance "que les Guyanais attendent, ils se sont 
mobilisés pour cela, donc c'est normal qu'il y ait un juste 
retour", la question de la stratégie financière de la CTG et la 
question des hydrocarbures et des mines "qui reste toujours 
pendante", a-t-il énuméré.   
    Emmanuel Macron, qui s'est rendu en Guyane en décembre 2016, 
avait exprimé en février, pendant la campagne présidentielle, sa 
volonté de mettre fin aux permis d'exploitation d'hydrocarbures, 
concernant notamment les forages pétroliers en Guyane 
 . 
    Sur la question des hydrocarbures, les "acquis semblent être 
préservés", a dit Rodolphe Alexandre, sans donner plus de 
précisions.  
    La Guyane a été paralysée en mars et en avril par un 
mouvement de contestation sociale de grande ampleur sur fond de 
revendications sécuritaires, sanitaires et éducatives.  
    Un accord de crise a été signé le 21 avril entre l'Etat, le 
collectif "Pou Lagwiyann dékolé", les socioprofessionnels et les 
élus. Il englobe un plan d'urgence immédiat de 1,1 milliard 
d'euros qui prévoit notamment des mesures en faveur de la 
sécurité, de l'éducation, de la santé, ainsi que de l'aide aux 
entreprises.  
    A ce plan d'urgence s'ajoute une enveloppe de 2,1 milliards 
d'euros qui a été actée par le gouvernement mais sans calendrier 
précis. 
 
 (Marine Pennetier, édité par Sophie Louet) 
 
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