Le président de Doux accueilli par des jets d'oeufs

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PARIS/RENNES (Reuters) - Charles Doux, le président du volailler Doux, a reçu des jets d'oeufs mercredi à son arrivée au tribunal de commerce de Quimper (Finistère), qui a commencé à examiner les offres de reprise partielle du pôle frais du groupe.

Aux cris de "voyou !", des salariés manifestant aux abords du tribunal ont pris à partie le PDG, qui a gagné les locaux sans faire de commentaire.

Evoquant le dépeçage envisagé des différentes sites, avec à chaque fois des reprises partielles de salariés, Raymond Guiffes, délégué central CGT, a dénoncé le "marché aux esclaves du tribunal de commerce de Quimper".

Il a demandé sur i>Télé au tribunal de commerce de dessaisir au profit d'une autre ville en raison de "la grande influence" des dirigeants de Doux sur Quimper et sa région.

Le groupe volailler a été placé en liquidation judiciaire le 1er août avec poursuite de l'activité jusqu'au 10 septembre. les juges ont jusqu'à lundi pour rendre leur jugement.

Les offres transmises au tribunal devraient sauver 720 emplois sur 1.692 salariés comptabilisés pour le pôle frais au 31 mai 2012, a indiqué mardi le groupe Doux.

Seule la CGT, qui a déposé avec FO un recours devant la cour d'appel de Rennes contestant la mise en liquidation du pôle frais, veut encore croire à une reprise globale du groupe Doux.

Elle demande la poursuite de l'activité du pôle frais au-delà du 10 septembre.

La période d'observation pour les branches poulets congelés destinés à l'export et produits élaborés, dont les activités se poursuivent sous l'égide de Charles Doux et de la banque Barclays, entrée dans le capital du groupe, doit quant à elle se poursuivre jusqu'au 30 novembre.

Pierre-Henri Allain, édité par Gérard Bon

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