Le président de Charente en sit-in contre la carte des régions

le
3
LE PRÉSIDENT DE CHARENTE S'OPPOSE À LA NOUVELLE CARTE RÉGIONALE
LE PRÉSIDENT DE CHARENTE S'OPPOSE À LA NOUVELLE CARTE RÉGIONALE

BORDEAUX (Reuters) - Le président socialiste du Conseil général de Charente, Michel Boutant, a entamé dimanche un sit-in devant la préfecture, à Angoulême, pour protester contre la nouvelle carte des régions et rappeler la volonté des Charentais de rejoindre l'Aquitaine.

Le sénateur PS s'est installé à 14h00 et pour une durée indéterminée sur une chaise avec la volonté d'y rester jour et nuit si nécessaire, jusqu'à ce qu'il soit entendu.

Parapluie, bottes et vêtements chauds ont été prévus en cas de météo défavorable, avec un minimum de vivres. "J'ai tout ce qu'il faut avec ma conviction et ma détermination", a-t-il dit à Reuters, appelant tous ceux qui le souhaitent à le rejoindre.

"Je suis socialiste, je soutiens le gouvernement mais pas sur cette question (...) J'ai opté pour une action pacifique, avec une simple chaise car c'est ce qu'on offre en premier lieu à un interlocuteur, alors que le déficit de dialogue est jusqu'alors criant", a-t-il ajouté.

Michel Boutant s'oppose au mariage prévu entre la région Poitou-Charentes et le Centre, lui préférant un rattachement à l'Aquitaine, ce qu'a obtenu la région voisine du Limousin lors de l'examen de la réforme territoriale par la commission des Lois de l'Assemblée.

Il rappelle que trois exécutifs départementaux sur quatre - Charente, Charente-Maritime et Vienne - se sont prononcés en faveur d'une fusion avec l'Aquitaine et que les habitants, selon des sondages, sont largement du même avis, alors que le Conseil régional a, lui, validé le rapprochement avec le Centre.

"Il y a toutes les raisons pour que nous soyons rattachés à l'Aquitaine, des raisons historiques, géographiques, hydrologiques, et même les infrastructures, la proximité entre les vins de Bordeaux et le vignoble de Cognac", a plaidé Michel Boutant.

L'Assemblée entamera mardi l'examen en première lecture de la contestée réforme territoriale. La commission des Lois a introduit un amendement ouvrant à partir de 2016 un droit d'option, qui permettra à un département de changer de région.

(Claude Canellas, édité par Gregory Blachier)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M3182284 le dimanche 13 juil 2014 à 17:16

    Je résume: Pour conserver mes prébendes je dis que c'est le bien de la communauté de ne rien changer

  • bordo le dimanche 13 juil 2014 à 16:52

    Si les hiérarques socialistes eux mêmes ne se font plus entendre, ils vont bientôt trahir. De toutes façons, pour eux c'est Pôle Emploi dans 2 ans !

  • nayara10 le dimanche 13 juil 2014 à 15:08

    Imitation de l'Empire Soviétique à notre échelle.Puis un jour on reviendra aux départements.Plus ,ils sont grand$ et plus ils magouillent entre eux .Moins de concurents.On n'a jamais autant pris les Français pour des C... que maintenant...