Le président de BofA surmonte une grogne d'investisseurs

le , mis à jour à 16:54
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BANK OF AMERICA FACE À LA GROGNE DES INVESTISSEURS
BANK OF AMERICA FACE À LA GROGNE DES INVESTISSEURS

BOSTON/NEW YORK (Reuters) - Les actionnaires de Bank of America ont autorisé mardi le directeur général Brian Moynihan à conserver la fonction de président malgré la campagne lancée par un groupe d'investisseurs contre ce cumul de mandats.

Les actionnaires réunis en assemblée générale extraordinaire (AGE) ont approuvé la décision de Bank of America par 63%.

Ce vote était la conséquence d'un travail de sape entrepris depuis plusieurs mois par un groupe d'investisseurs, parmi lesquels le principal fonds de pension du secteur public américain, le California Public Employees Retirement System (CalPERS). Ces investisseurs se sont mobilisés après la décision prise en octobre 2014 par la banque de confier à Brian Moynihan la présidence du conseil d'administration.

Le CalPERS, le fonds de retraite des enseignants californiens et d'autres fonds de pension considèrent que la banque est passée outre un vote des actionnaires datant de 2009 et ayant abouti à la séparation des fonctions de président et de directeur général afin de donner une plus grande indépendance à ce dernier.

La campagne menée par les fonds de pension n'a ensuite cessé de prendre de l'ampleur même si la banque les a ignorés dans un premier temps.

Quelques jours avant l'assemblée générale annuelle, Bank of America a finalement fait machine arrière et a annoncé qu'elle laisserait ses actionnaires se prononcer sur la question dans le courant de l'année. En août, elle a annoncé la tenue d'une AGE, un événement habituellement organisé dans des circonstances exceptionnelles, ce qui constitue en soi une victoire pour les opposants à la désignation de Brian Moynihan au poste de président.

Avant le vote, Anne Simpson, responsable de la gouvernance mondiale au sein de CalPERS, jugeait ainsi que le vote organisé mardi illustrait le fait que les dirigeants d'entreprise ne devaient plus considérer les assemblées générales comme de simples chambres d'enregistrement de leurs décisions.

A ses yeux, les actionnaires sont désormais bien plus attentifs aux questions de gouvernance depuis la crise financière.

(Ross Kerber et Dan Freed, Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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