Le président chinois attendu au Moyen-Orient

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    par Michael Martina 
    PEKIN, 18 janvier (Reuters) - La Chine entend conserver une 
position équilibrée au Moyen-Orient, a indiqué lundi le 
vice-ministre des Affaires étrangères Zhang Ming, alors que le 
président Xi Jinping s'apprête à entamer une tournée dans la 
région.  
    Le chef de l'Etat est attendu cette semaine en Arabie 
saoudite, en Egypte et en Iran, sur fond de crise diplomatique 
entre Ryad et Téhéran.  
    L'Arabie saoudite a rompu ses relations diplomatiques avec 
l'Iran après le saccage de son ambassade par des manifestants 
qui dénonçaient l'exécution d'un dignitaire chiite saoudien, le 
2 janvier. La République islamique a ensuite mis fin à ses 
échanges commerciaux avec le royaume et interdit les pèlerinages 
à La Mecque.  
    "Concernant les problèmes de la région, la Chine a toujours 
adopté une position équilibrée et juste", a déclaré Zhang Ming, 
interrogé au sujet de ces tensions.  
    "Le Chine soutient fermement les pays de la région dans la 
recherche de solutions compatibles avec leur situation 
nationale", a-t-il ajouté, sans préciser le calendrier de la 
tournée du président, sur laquelle Pékin n'a rien laissé 
filtrer. 
    Bien que son économie dépende en partie du pétrole de la 
région, la Chine a jusqu'ici laissé les grands dossiers 
proche-orientaux aux autres membres permanents du Conseil de 
sécurité de l'Onu (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et 
Russie).  
    Depuis peu, elle se montre toutefois plus impliquée, 
notamment dans le recherche d'une solution au conflit syrien. Le 
ministre syrien des Affaires étrangères et des représentants de 
l'opposition ont été reçus récemment à Pékin.  
     
    L'APRÈS-SANCTIONS 
    La dernière visite du président chinois en Arabie saoudite 
remonte à 2009. Il s'agissait alors de Hu Jintao. En Iran, c'est 
Jiang Zemin qui a été le dernier à s'y rendre en 2002.  
    La République islamique est sortie samedi de longues années 
d'isolement avec la levée des sanctions internationale liées à 
son programme nucléaire, dans le cadre de l'accord conclu le 14 
juillet à Vienne avec les grandes puissances.  
    La Chine est le premier débouché du pétrole iranien et les 
deux pays entretiennent d'étroites relations. Le ministre 
chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a joué un rôle moteur 
dans les discussions qui ont abouti à l'accord de Vienne.  
    Zhang Ming n'a rien dévoilé des projets bilatéraux, mais 
l'agence Chine nouvelle a fait savoir dimanche que l'Iran serait 
une pièce essentielle de la nouvelle Route de la soie, une 
initiative en faveur du développement des échanges et des 
infrastructures transasiatiques.  
    "Dans l'ère de l'après-sanctions, l'Iran peut s'attendre à 
un développement rapide, mais il a encore besoin 
d'investissements étrangers, de soutien technologique et 
d'amélioration des infrastructures pour effectuer son retour sur 
la scène économique", dit-elle, évoquant une possible 
coopération dans l'exploitation pétrolière, le train à grande 
vitesse et le transport d'hydrocarbures. 
    La Chine s'inquiète par ailleurs de la radicalisation d'une 
partie de la communauté ouïgoure, minorité musulmane et 
turcophone du Xinjiang.  
    "La Chine et les pays du Moyen-Orient sont victimes du 
terrorisme et sont aussi partenaires dans la lutte contre ce 
terrorisme", a souligné Zhang.       
     
 
 (Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
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