Le président Bouteflika paraît à bout de souffle

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Attendu depuis des mois, son discours à la nation n'a pas répondu aux attentes des Algériens.

Les Algériens sont restés sur leur faim! Alors qu'ils attendaient des réponses au profond malaise qui secoue le pays depuis des mois, le discours à la nation d'Abdelaziz Bouteflika, vendredi dernier, aura été un coup à blanc. Après un long silence qui avait nourri rumeurs et spéculations sur les rapports de force dans le sérail, le président algérien est apparu, à 74 ans, fatigué et physiquement diminué. Le visage pâle, les traits tirés, le regard hagard, le souffle court, il récitait son texte d'une voix monocorde, parfois inaudible et presque éteinte, comme une figure imposée, une corvée qu'il avait hâte de terminer.

Devenu l'ombre de lui-même, le tribun qui haranguait les foules, le verbe haut et en tapant sur le pupitre, est en retard d'un discours. Depuis les émeutes de «l'huile et du sucre» de janvier dernier qui avaient fait 5 morts, le pays est paralysé par des grèves tournantes. Encouragés par les augmentations substantielles de salaires accordées

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