Le président afghan refuse de limoger ses ministres

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    KABOUL, 14 novembre (Reuters) - Le président afghan, Ashraf 
Ghani, a ordonné lundi à ses ministres limogés par le Parlement 
de rester à leurs postes et saisi la Cour suprême pour tenter de 
résoudre cette crise institutionnelle.  
    Au cours des trois derniers jours, les parlementaires ont 
démis de leurs fonctions le ministre des Affaires étrangères et 
cinq autres ministres pour des questions budgétaires et de 
compétences.  
    Le Parlement, qui a le droit constitutionnel de révoquer les 
ministres, doit encore se prononcer sur le sort de huit autres 
membres du cabinet.  
    "Jusqu'à l'arrêt de la Cour suprême, tous les ministres 
doivent rester en poste", a déclaré le chef de l'Etat dans un 
communiqué diffusé à l'issue d'un conseil des ministres 
extraordinaire.  
    L'entourage du président fait valoir que le départ des 
ministres paralyserait l'action gouvernementale.  
    Le gouvernement d'unité nationale mis en place avec le 
soutien des Etats-Unis à l'issue de l'élection présidentielle 
très disputée de 2014 est affaibli par les querelles entre clans 
rivaux.  
    L'accord de partage du pouvoir prévoyait l'organisation dans 
un délai de deux ans de nouvelles élections législatives et d'un 
grand conseil constitutionnel pour rétablir la légitimité du 
pouvoir mais la date butoir est passée sans qu'aucune promesse 
n'ait été tenue.  
 
 (Hamid Shalizi; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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