Le preneur d'otages de Toulouse mis en examen à l'hôpital

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Le preneur d'otages de Toulouse mis en examen à l'hôpital
Le preneur d'otages de Toulouse mis en examen à l'hôpital

TOULOUSE (Reuters) - L'homme qui a pris quatre personnes en otage mercredi dans une banque de Toulouse en se revendiquant d'Al Qaïda a été mis en examen à l'hôpital où il a été admis après son interpellation, a-t-on appris vendredi auprès du parquet.

Il devra répondre d'extorsion, tentative d'extorsion avec arme, séquestration, dégradations volontaires et violence avec arme sur personne dépositaire de l'autorité publique.

La mise en examen du preneur d'otages de 26 ans, qui a des antécédents psychiatriques, lui a été signifiée jeudi soir.

Le chef de tentative de meurtre pour des coups de feu tirés vers les policiers n'a pas été retenu car l'arme utilisée, un gomme-cogne, ne tire que des projectiles en caoutchouc.

La dégradation volontaire par incendie s'explique par le fait qu'il avait tenté de mettre le feu à la succursale bancaire avec du white spirit juste avant son interpellation.

L'homme avait retenu quatre personnes dans une agence du CIC située à proximité du lieu où le "djihadiste" Mohamed Merah avait été abattu en mars dernier.

Pendant les négociations avec les forces de l'ordre, il avait insisté sur le fait qu'il "n'agissait pas du tout pour de l'argent" et que "ses motivations étaient religieuses", a rapporté le procureur de la République Michel Valet.

Il a précisé qu'après avoir relâché deux de ses quatre otages, l'homme avait eu envie "d'en découdre avec la police" et était sorti de la banque avec les deux dernières personnes retenues.

Le magistrat a insisté sur le fait que les policiers l'avaient neutralisé par "des tirs adaptés", par souci d'un "dénouement heureux." Le preneur d'otages a été blessé à la cuisse droite et à la main gauche.

Les enquêteurs ont insisté sur le fait qu'il avait été soigné pour des troubles psychiatriques et n'avait pas de passé judiciaire. Il est hospitalisé sous surveillance. Une expertise a conclu que son état psychique était incompatible avec une garde à vue.

Guillaume Serriès, avec Gérard Bon à Paris, édité par Gilles Trequesser

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  • expoar le vendredi 22 juin 2012 à 12:03

    un corps malade émet des boutons.La France devrait commencer par une bonne purge

  • bercam01 le vendredi 22 juin 2012 à 11:44

    Encore une pauvre victime de la société et du racisme ambiant...

  • M2280901 le vendredi 22 juin 2012 à 11:38

    Une balle dans la tête et il ne récidivera pas