Le premier syndicat italien pour le "non" au référendum

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    ROME, 8 septembre (Reuters) - Le plus grand syndicat 
italien, la CGIL, s'est prononcé jeudi pour le "non" au 
référendum constitutionnel que Matteo Renzi doit convoquer à 
l'automne et sur lequel le président du Conseil joue son avenir 
politique. 
    Le chef du gouvernement défend une réforme qui permettra 
d'apporter plus de stabilité politique à l'Italie en réduisant 
les prérogatives du Sénat. Il promet de quitter ses fonctions en 
cas de victoire du "non", auquel les sondages accordent pour 
l'instant une avance statistiquement négligeable.  
    Lors de son assemblée générale, la CGIL (Confédération 
générale italienne du travail) a dit "appeler à voter 'non' au 
prochain référendum constitutionnel", tout en disant respecter 
le droit de chacun de ses membres à se faire sa propre opinion. 
    La centrale syndicale, traditionnellement proche du Parti 
démocrate de centre gauche de Matteo Renzi, s'est heurtée au 
gouvernement sur le plafonnement des retraites des 
fonctionnaires ou encore les lois assouplissant les conditions 
de recrutement et de licenciement des salariés.  
    "Il est évident que les discussions sur le référendum vont 
bien au-delà des questions institutionnelles", observe Luigi 
Bresciani, un responsable de la CGIL du nord de l'Italie, tout 
en confiant au Corriere della Sera qu'il votera pour le "oui".  
    La date exacte du référendum n'a pas encore été fixée mais 
Matteo Renzi a déclaré qu'il aurait lieu entre le 15 novembre et 
le 5 décembre.  
    Le président du Conseil a réaffirmé cette semaine qu'il 
démissionnerait en cas de défaite du "oui", mais il a aussi 
souligné, afin d'éviter que la consultation se transforme en 
plébiscite sur sa personne, que quel que soit le résultat, les 
prochaines élections législatives auraient lieu comme prévu en 
2018. S'il devait quitter le pouvoir, Matteo Renzi serait alors 
sans doute remplacé par un membre du Parti démocrate ou par un 
gouvernement de technocrates.  
    Sur les réformes constitutionnelles, le deuxième syndicat 
italien, la CISL (Confédération italienne des syndicats de 
travailleurs), n'a pas pris position tandis que le troisième, 
l'UIL (Union italienne du travail), devrait émettre une 
recommandation dans les prochaines semaines.  
 
 (Francesca Piscioneri; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français) 
 
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