Le premier opéra virtuel, né au Japon, débarque à Paris

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Le premier opéra virtuel, né au Japon, débarque à Paris
Le premier opéra virtuel, né au Japon, débarque à Paris

Quatre écrans, sept projecteurs haute définition, 50 enceintes et une diva manga: le premier opéra virtuel, créé en mai à Tokyo, est donné pour la première fois hors du Japon pour trois représentations à Paris au Théâtre du Châtelet du 12 au 15 novembre.La "diva" de cet opéra est une jeune fille de 16 ans à l'esthétique proche du manga, qui répond au doux nom de "Hatsune Miku", soit "le premier son venu du futur".Hatsune est un "Vocaloid", marque déposée par Yamaha pour désigner un logiciel de synthèse vocale, contraction de "vocal" et "androïde".Mais elle est beaucoup plus que cela: l'idée de la société Crypton Future Media d'accoler une enveloppe charnelle au logiciel vocal a fait de la jeune fille virtuelle une star au Japon.Hatsune Miku se produit en concert, elle figurait récemment au Mori Museum de Tokyo dans une exposition à côté d'oeuvres de Chagall et Jeff Koons, et elle voyage même sous forme de dessins dans la sonde spatiale japonaise Akatsuki.Son image appartient à tout le monde: elle est en "open source", ce qui signifie qu'elle peut être diffusée et modifiée à travers le "dressage": ses contributeurs peuvent développer son image et ses fonctions, paramétrer son élocution et son chant."J'ai choisi Hatsune Miku parce que j'imaginais une sorte de voix qui circule, comme un fantôme, dans un opéra entièrement constitué d'images et d'installations sonores", explique Keiichiro Shibuya. Les images ont été crées par un prodige du jeu vidéo, YKBX. Keiichiro Shibuya interprète lui-même la musique sur scène, maquillé et les cheveux bleus, tel un personnage de manga.Mais qu'on ne s'y trompe pas: spécialiste reconnu de musique électronique, ce quadra à l'allure juvénile, formé au conservatoire de Tokyo par un disciple d'Olivier Messiaen, est un fin connaisseur de la culture européenne. Venu à Paris pour la première fois ...

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