Le Premier ministre tunisien perd la confiance des députés

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 (Actualisé après le vote) 
    TUNIS, 31 juillet (Reuters) - L'Assemblée des représentants 
du peuple (ARP), le parlement tunisien, a retiré samedi sa 
confiance au Premier ministre Habib Essid, en difficulté avec la 
présidence, ouvrant la voie à la formation d'un nouveau 
gouvernement.  
    Habib Essid, un technocrate entré en fonction il y a moins 
deux ans, tentait depuis plusieurs semaines de résister à l'idée 
du président Beji Caïd Essebsi de former un nouveau gouvernement 
d'union afin de promouvoir de nouvelles réformes économiques.  
    Sur les 191 députés présents, 118 ont refusé d'accorder leur 
confiance à Habib Essid. Trois ont voté en sa faveur et les 
autres se sont abstenus 
    Le chef de l'Etat compte sur ce nouveau cabinet d'union pour 
surmonter les divisions politiques au sein de la coalition 
quadripartite au pouvoir et répondre plus rapidement aux défis 
économiques et sécuritaires du pays.  
    Le parti islamiste Ennahda, première formation représentée à 
l'ARP, et le parti laïque Nidaa Tounes du chef de l'Etat avaient 
prévenu qu'ils voteraient en faveur de la censure du 
gouvernement de Habib Essid. 
    Un nouveau chef de gouvernement devrait être désigné après 
des négociations entre les formations politiques membres de la 
coalition au pouvoir. 
    Habib Essedi prônait l'accélération de la libéralisation et 
la diminution des dépenses afin de raviver l'économie du pays. 
 
 (Mohammed Argouby; Jean-Stéphane Brosse, Simon Carraud et 
Nicolas Delame pour le service français) 
 
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