Le Premier ministre grec songerait à remanier son équipe

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    ATHENES, 21 octobre (Reuters) - Le Premier ministre grec, 
Alexis Tsipras, envisage un remaniement de son gouvernement afin 
d'écarter les ministres jugés réticents au programme d'aide des 
créanciers internationaux de la Grèce, dit-on de sources 
gouvernementales. 
    Le chef du gouvernement grec cherche à faire adopter des 
réformes ouvrant la voie à une restructuration de la dette du 
pays, et, dit-on de mêmes sources, les obstacles posés par 
certains membres de son équipe ne lui facilitent pas la tâche.  
    Les ministres des Finances de la zone euro ont il y a une 
dizaine de jours bien accueilli le dernier train de mesures 
adopté à Athènes mais n'ont accepté de verser qu'une partie des 
2,8 milliards d'euros de la nouvelle tranche d'aide prévue. 
    Le ministre de l'Energie, Panos Skourletis, qui s'oppose à 
certaines privatisations demandées par les bailleurs de fonds, 
serait au nombre des ministres remplacés. Son collège des 
Finances, Euclide Tsakalotos, en revanche, resterait en poste. 
    Interrogée sur ces rumeurs de remaniement, la porte-parole 
du gouvernement, Olga Gerovassili, a déclaré à la chaîne de 
télévision Skai TV que le gouvernement s'efforçait d'effectuer 
une gestion "souple, rapide et efficace" du pays. 
    De source gouvernementale, on estime que si Alexis Tsipras 
considère qu'il a besoin "d'un cabinet à même de mener les 
réformes requises aussi vite que possible, alors un remaniement 
permettrait de gommer les points de friction". 
    Certaines des réformes envisagées, notamment en matière de 
droit du travail, sont impopulaires et ont contribué à la baisse 
de popularité d'Alexis Tsipras, qui est aux affaires depuis 
janvier 2015. Son parti, Syriza (gauche), n'a le soutien que de 
15,1% de la population, selon un sondage publié la semaine 
dernière, contre 21,5% aux conservateurs de Nouvelle Démocratie. 
    En juillet de l'année dernière, le gouvernement a signé un  
plan international de sauvetage d'un montant de 86 milliards 
d'euros, le troisième depuis 2010. Athènes s'est notamment 
engagé à accélérer les privatisations et à en retirer 14 
milliards d'euros d'ici 2022 pour réduire la dette publique. 
    Il revient à la Commission européenne, à la Banque centrale 
européenne, au Mécanisme européen de stabilité - le fonds de 
sauvetage de la zone euro - et au Fonds monétaire international 
d'évaluer les actions du gouvernement grec. 
 
 (Renee Maltezou, Gilles Trequesser pour le service français) 
 
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