Le Premier ministre grec obtient la confiance du Parlement

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(Actualisé avec précisions, contexte) ATHENES, 11 octobre (Reuters) - Le Premier ministre grec Antonis Samaras a obtenu aux premières heures de samedi la confiance du Parlement à son plan de sortie du programme de renflouement négocié avec le FMI et ses partenaires européens. Il s'agissait aussi pour le chef du gouvernement de dissiper les rumeurs persistantes d'élections législatives anticipées. Le Premier ministre, qui dirige la Nouvelle démocratie (droite) a obtenu le soutien de la totalité des 115 députés de son parti et de ceux du Pasok, le Parti socialiste associé à la droite au sein du gouvernement de coalition. La Vouli, le parlement grec monocaméral, comprend 300 sièges. Le vote de confiance visait à montrer qu'Athènes est déterminée à éviter des législatives anticipées et à contraindre les députés récalcitrants à soutenir publiquement le Premier ministre. Antonis Samaras pourra ainsi présenter un front uni dans les négociations avec les bailleurs de fonds internationaux de la Grèce, l'UE et le FMI, pour faire sortir le pays avec un an d'avance du plan de sauvetage de 240 milliards d'euros qui lui a été accordé. "La seule chose qui semble inquiéter les marchés désormais est ce qu'on appelle le risque politique, c'est-à-dire: est-ce que la stabilité politique que nous avons rétablie sera maintenue", a déclaré Antonis Samaras. "Par ce vote de confiance, nous renforçons cette stabilité." Après une série de crises durant ses près de deux années et demi à la tête du gouvernement, Antonis Samaras pourrait se retrouver dans la nécessité de convoquer des élections anticipées s'il ne parvient pas à faire passer son candidat lors de l'élection du président de la République en février prochain. MISE EN GARDE Le chef du gouvernement a besoin du soutien de 180 députés pour assurer la victoire de son candidat à la présidence, ce que le deuxième parti au Parlement, Syriza (gauche radicale), ainsi que d'autres petits partis anti-plan de sauvetage, ont promis de bloquer. Selon la loi grecque, si le Parlement ne parvient pas à élire un président, il doit être dissous et des élections législatives anticipées convoquées. Les sondages montrent que Syriza remporterait très certainement un scrutin anticipé. Lors des débats vendredi soir, son chef Alexis Tsipras a à nouveau appelé à des élections. Mettant en garde le gouvernement Samaras, il a dit que Syriza ne respecterait pas les décisions prises par son prédécesseur s'il arrivait au pouvoir. "Je le dis à nouveau, non seulement à vous, mais de sorte que cela soit aussi entendu à Bruxelles, Berlin et Washington : les décisions ou accords pris sans notre consentement ne seront pas acceptés, Syriza ne se sentira pas liées par elles", a déclaré Alexis Tsipras. Antonis Samaras fait le pari qu'une sortie du régime de sauvetage international et de ses mesures d'austérité honnies lui permettra de rallier les députés opposés à l'austérité pour le vote présidentiel. Mais les investisseurs craignent qu'une suppression du régime en 2015, soit un an plus tôt que prévu, ne fragiliser la Grèce sur le marché de la dette et ne fasse capoter les réformes promises dans le cadre d'un plan de sauvetage. Le vice-Premier ministre Evangelos Venizelos a précisé que le gouvernement pensait pouvoir sortir du régime du sauvetage en soumettant notamment les banques grecques à des "stress tests" ou tests de résistance à des scénario de crise. (Renee Maltezou et Lefteris Papadimas; Danielle Rouquié pour le service français)

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