Le premier «bébé médicament» français est né

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Ces enfants sont conçus dans l'espoir de soigner un de leurs aînés atteint d'une maladie rare. Une pratique autorisée depuis 2004, mais contestée par ceux qui y voient une «instrumentalisation» de la personne.

C'est un garçon, et l'on imagine ses parents doublement heureux. Le petit Umut-Talha, né le 26 janvier à l'hôpital Antoine Béclère à Clamart, n'est pas seulement un nourrisson en «très bonne santé», pesant 3,650 kg à la naissance. Sa venue au monde doit également permettre de soigner sa soeur aînée atteint d'une maladie grave, ont annoncé les professeurs René Frydman et Arnold Munnich.

Comme la loi de bioéthique l'autorise en France depuis 2004, les parents d'Umut-Talha («notre espoir» en turc), dont les deux précédents enfants sont atteints d'une maladie du sang, la bêta-thalassémie, ont décidé de concevoir un «bébé médicament», ou «bébé du double espoir». Pour cela, ils ont eu recours à la fécondation in vitro, assortie d'un double diagnostic préimplantatoire pour retenir un embryon sain et génétiquement compatible avec un de leurs enfants malades.

Précieux cordon ombilical

Les médecins ont ainsi pu s'assurer que l'enfant à naître n'aura

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