Le préfet voudrait fermer la "fan zone" de Paris les jours de match

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    PARIS, 2 juin (Reuters) - Le préfet de police de Paris 
Michel Cadot a tenté d'obtenir la fermeture de la "fan zone" du 
Champ de Mars les jours de match de l'Euro 2016 au Parc des 
Princes et au Stade de France, a-t-on appris jeudi de sources 
policière et politique.  
    Dans une lettre datée du 26 mai révélée par Le Point, Michel 
Cadot avait proposé au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve 
"de demander à la mairie de Paris" cette fermeture.  
    Il a invoqué "l'état d'épuisement avancé" des forces de 
l'ordre confrontées ces dernières semaines aux conflits sociaux 
et les menaces terroristes pesant sur l'événement. 
    "Le préfet de police a effectivement émis des réserves et il 
demande la fermeture de la 'fan zone' de la tour Eiffel pendant 
les matches au Parc des Princes et au Stade de France", a 
déclaré Stanislas Gaudon, du syndicat de police Alliance, sur 
iTELE.  
    Selon le policier, le Stade de France mobilise "plus d'un 
millier d'effectifs" à chaque match et quand "ce sont des 
matches à risques, ça serait plutôt de l'ordre de 2.500".  
    La préfecture de police de Paris n'a ni confirmé, ni démenti 
l'envoi d'une lettre du préfet à Bernard Cazeneuve. 
    Mais elle a souligné que le préfet avait obtenu à la suite 
de ses échanges réguliers avec le ministre un renforcement des 
effectifs lui permettant d'assurer ses missions. 
    "Le Comité de pilotage sécurité présidé par le ministre a 
pris acte de ces éléments et de la forte charge pesant sur la 
préfecture de police pour la sécurisation concomitante des 
stades et des "fan zones". Il a immédiatement renforcé les 
effectifs qui seront mis à disposition de la préfecture de 
police", a indiqué une porte-parole.  
    Le groupe Les Républicains (LR) au Conseil de Paris, qui 
avait appelé la mairie de Paris à renoncer à sa "fan zone", a 
estimé que le préfet de police rejoignait ses préoccupations. 
    "Le ministre de l'Intérieur et la maire de Paris sont 
désormais face à leurs responsabilités", écrit-il dans un 
communiqué.  
    Le Premier ministre Manuel Valls, qui avait d'abord exclu 
toute remise en question des "fan zones", a nuancé le week-end 
dernier sa position en fonction de la situation. 
    "Si nous avions connaissance d'une menace précise, nous 
n'hésiterions pas à remettre en cause l'ouverture de telle ou 
telle zone", a-t-il expliqué au Parisien. 
    Le ministre de l'Intérieur a justifié jeudi matin le 
maintien des "fan zones" devant la commission d'enquête 
parlementaire sur la lutte contre le terrorisme.  
    "Si sous prétexte que la menace est élevée, nous cédons à la 
menace en cessant d'être nous-mêmes, alors nous organisons la 
victoire des terroristes, et je pense qu'aucun gouvernement 
ayant la passion de la France et de la République ne le ferait, 
aucun, ni de droite, ni de gauche", a-t-il dit. 
    Il a rappelé que 90.000 personnes, dont plus de 77.000 
policiers, gendarmes et pompiers, ainsi que 12.000 agents 
privés, assumeraient la sécurité des stades et les zones 
concernées. 
 
 (Gérard Bon et Chine Labbé, avec service France, édité par 
Sophie Louet) 
 
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