Le pragmatisme nouveau de Mancini

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Le pragmatisme nouveau de Mancini
Le pragmatisme nouveau de Mancini

Les tableaux d'affichage parlent d'eux-mêmes. Roberto Mancini n'a plus qu'une idée en tête : gagner. Et ce, quelle que soit la manière.

Quatre victoires pour presque autant de buts : trois 1–0, et un 2–1. Difficile de dire qu'on se régale devant l'Inter en ce début de saison. Mais Roberto est de bonne humeur. En conférence de presse, après la victoire lors du derby, il semble détendu, ambitieux mais aussi lucide : "Le Scudetto ? ( ) Nous avons toujours voulu lutter pour le titre. Nous sommes l'Inter. Notre but est de rester au top." Sans trop se dévoiler, il sait qu'après une saison de transition plus que moyenne, qu'après un mercato de rappeur américain, il va devoir sacrifier certains de ses principes de jeu sur l'autel de la victoire. Et puis, s'il préfère pour le moment parler de mise en route, "nous ne sommes pas encore au top dans le jeu, mais le bilan comptable est très bon", il n'y a rien de très étonnant à ce que son équipe soit efficace mais moche. Ou pragmatique, pour les synthétiques.

Plus de muscle, moins de cerveau


Déjà, ça n'aura échappé à personne, le Mancio a décidé de blinder son équipe derrière. Un retour au 4–3–3 ou au 4–3–1–2 avec au moins huit joueurs censés protéger la cage d'Handanović. Pour le moment, Juan, Murillo, Medel et Santon ont la confiance du coach et redonnent du corps à cette arrière-garde interista. Et puis, ce milieu de terrain Kondogbia, Melo et Guarín tout en muscle et testostérone ne laisse que peu de place à des séquences offensives léchées. Surtout que la créativité de l'équipe n'est plus que l'affaire d'un homme, Brosović ou Perišić (qui va devoir se faire au poste) selon leur disponibilité. Difficile, donc, de servir convenablement la double pointe Icardi-Jovetić, pourtant prometteuse. Et difficile, du même coup, de briller devant.

En bref, le système de l'Inter mis en place par le Mancio est clair. Il préfère garder le contrôle du score, engranger les points tant que possible, "ça nous permet de travailler plus calmement", quitte à ne pas beaucoup faire trembler les filets et à ne pas être très beau à regarder. Et ça, c'est une nouveauté dans la méthode Mancini. Que ce soit avec la Fiorentina, la Lazio, City ou l'Inter, il a généralement toujours privilégié la liberté créatrice plutôt que la rigueur militaire. Jamais le Barça, pas forcément des buts à tout va non plus, mais au moins une volonté de construire et d'avoir le contrôle du ballon.

La…





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